Affaire Nicolas Bedos : “Vous vivez en dehors de la réalité”, après la prise de parole de Pauline Desmonts, sa compagne, les internautes choqués

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:31
Abdullah Firas/ABACA
Le verdict est tombé. Nicolas Bedos est condamné à un an de prison, dont six mois ferme, pour des agressions commises sur deux femmes. Pauline Desmonts, sa compagne, a pris la parole sur Instagram et son message n'a pas plu à certains internautes qui n'ont pas hésité à le lui faire savoir. 

Le verdict est tombé. Nicolas Bedos a été condamné à un an de prison, dont six mois ferme, ainsi que d’une obligation de soins, pour des agressions sexuelles sur deux femmes. Le réalisateur n’était pas présent lors du délibéré et a déjà fait appel de cette décision. Il avait été précédemment relaxé pour des accusations de harcèlement sexuel et quoi qu’il advienne, il semblerait que le fils de Guy Bedos puisse compter sur le soutien indéfectible de Pauline Desmonts, sa compagne, qui s’est insurgée d’une telle décision sur Instagram. En effet, elle a posté trois textes réunis dans une publication dans lesquels elle fait savoir sa colère face à ce qu’elle considère être une injustice. Elle a assure avoir reçu des "centaines de messages de gens de la sphère publique comme privée, célèbres et anonymes" qui lui ont apporté leur soutien.

 

Une internaute choquée par le message de soutien de Pauline Desmonts

"On ne répare pas une injustice en en commettant une autre. Respecter la loi oui, punir injustement un homme pour en faire un symbole, ça s’appelle de la tyrannie. C’est la première fois dans l’histoire de la justice française qu’un juge condamne un homme (n’ayant jamais eu de condamnation de cette nature) à de la prison ferme pour un comportement déplacé en boîte de nuit. N’en déplaise à certains, ce n’est pas appliquer la loi que d’appliquer la peine maximale faisant fi du contexte, de la nature, de la gravité et de la matérialité des faits", a-t-elle d’abord écrit. Puis de reprendre tout autant en colère : "La terreur se définit comme une période où un gouvernement ou un groupe minoritaire impose sa domination par la violence, l’intimidation et la répression systématique. Où la peur devient un moyen de contrôle, forçant les populations à se soumettre"

"Exprimez-vous, ne censurez pas vos intuitions, parlons, débattons. Vous êtes si nombreux et nombreuses. La nuance et l’harmonie ne pourront revenir que de cette façon", a-t-elle conclu. Parmi les nombreux messages de soutien en commentaire, une internaute, qui n’est pas la seule, a pris au Pauline Desmonts et a fait savoir son mécontentement. "Mais on rêve debout devant un texte aussi hors-sol ! Il est évident que vous vivez en dehors de la réalité… et que ça doit faire tout drôle lorsqu’on s’y confronte notamment lorsque la justice juge un citoyen comme n’importe quel citoyen", a d’abord écrit l’internaute. Elle ne s’est pas arrêtée là et a continué ainsi : "Comme n’importe quel homme avec déjà 2 mentions liées à l’alcool qui embrasse de force, touche sans autorisation. Il fait partie de ceux qui ne sont pas passés à travers les mailles du filet".

"Nous vivons en démocratie, dans un état de droit et si vous viviez sous la terreur, vous auriez hésité 2 secondes avant de critiquer la Justice de votre pays. Parce que le pays ou l’époque que vous décrivez ne laisse aucune place à la critique, on serait venu vous chercher chez vous pour vous faire taire. Alors un peu de respect pour les gens qui vivent cette réalité à travers le monde et redescendez au même niveau que les autres, ceux qui vivent sans privilège, ceux qui se seraient fait sortir des bars pour moins que ça, ceux qui ont passé des années en taule avant d’être jugé et qui perdent leur salaire niveau smic. Bienvenue", a-t-elle conclu. De nombreux autres internautes ont alors répondu à cette personne en lui signifiant qu’ils trouvaient qu’elle était allée bien trop loin à leur goût dans son commentaire. 

Par
Kahina Boudjidj