L’avenir s’assombrit pour Nicolas Bedos. Après avoir été placé en garde à vue en juin dernier suite à une plainte déposée par une femme l’accusant d’agression sexuelle dans une boite de nuit, le comédien et réalisateur serait au cœur de nouvelles dépositions compromettantes. Selon un article publié ce mardi par Mediapart, une enquête préliminaire aurait été ouverte pour trois procédures différentes, une pour "viol et agression sexuelle" et deux pour "agression sexuelle" après la réception en juin dernier, par le Parquet de Paris, de plusieurs signalements.
Mediapart dévoile ce mardi les témoignages de plusieurs femmes "plaignantes ou non". "Celles-ci expliquent avoir voulu témoigner également auprès de la justice après avoir appris l’existence d’une plainte, afin d’appuyer cette démarche", précise Libération qui reprend certains de leurs propos. Une comédienne et scénariste de 50 ans, qui se fait appeler Chloé, aurait ainsi décrit dans un courrier des faits qui se seraient déroulés à la fin des années 1990. "Il m’a agressée sexuellement et physiquement dans des circonstances de travail et d’amitié. Toutes ces années, j’ai espéré qu’une femme plus courageuse que moi porte plainte, il semble que cela soit arrivé", aurait-elle écrit au Procureur de la République.
Des comportements violents dénoncés
Une deuxième femme aurait affirmé avoir été victime "d’un comportement déplacé et violent" en août 2017, accusant le comédien et réalisateur d’avoir "tenté de l’embrasser de force à plusieurs reprises" et d’être "devenu agressif" en n’arrivant pas à ses fins. Mediapart donne également la parole à plusieurs femmes qui n’ont pas souhaité saisir la justice à l’encontre de Nicolas Bedos. "Ces récits décrivent des scènes pouvant s’apparenter à des agressions sexuelles, à des comportements violents, souvent accompagnés d’une forte consommation d’alcool dans différents établissements parisiens", résume Libération.
Contacté par Mediapart, Nicolas Bedos n’aurait pas souhaité faire de commentaire sur ces nouveaux témoignages contre lui. Le comédien et réalisateur devrait déjà être jugé début 2024 dans l’affaire révélée en juin dernier. Pour cette accusation d’agression sexuelle, il encourt jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.