Le 17 novembre prochain, le livre Moi, maman de Jonathann, sortira en librairie. Cet ouvrage, signé Martine Henry, la mère de Jonathann Daval, est un exutoire pour celle qui n’a pas voulu croire en la culpabilité de son fils, accusé d’avoir tué son épouse Alexia. Dans cette affaire qui a fait grand bruit et qui a même été adaptée en téléfilm sur TF1, on a tout dit. Mais aujourd’hui, cette maman meurtrie souhaite apporter sa version des faits et sa vérité.
Elle a choisi l’émission Sept à huit sur TF1 pour sa première interview télévisée. Avec pudeur, elle revient sur l’affaire qui a fait basculer sa vie dans l’horreur. Aux caméras de TF2, elle raconte : “On va souvent voir notre fils Jonathann en prison, on y va tous les 15 jours. On passe le week-end sur place, c’est notre routine”.
Martine Henry explique que “jamais” elle n’a eu l’idée de rejeter son fils parce qu’il avait tué sa femme. Elle explique : “J’ai mis un enfant au monde, je l’ai porté 9 mois dans mon ventre. Je ne cautionne pas le geste qu’il a fait mais jamais je laisserai Jonathann, on sera toujours présents pour lui”. Elle ajoute qu’en tant que mère, “on peut continuer à aimer son enfant. On en peut pas renier son enfant”.
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La maman de Jonathann Daval confie que 5 ans après les faits, son fils continue parfois de parler d’Alexia. “Il ne comprend pas comment il a réussi à lui donner plusieurs coups de poings et à faire tout ce qu’il a fait. Pour l’instant il cherche encore. Il ne se voyait pas violent comme ça”, dévoile-t-elle.
Martine Henry explique ensuite pourquoi son fils a plusieurs fois changé de version lors de ses gardes à vue. Il a d’abord avoué, puis s’est rétracté accusant son beau-frère. Pour la mère du criminel, ces changements ont peut-être un lien avec elle. Elle explique : “plus d’une fois il a essayé de me le dire mais à chaque fois je le coupais (…) je ne voulais pas entendre. Je voulais pas l’admettre. Dans ma tête c’était pas lui”.
La maman de Jonahann ajoute : “je m’en veux car ça aurait pu changer beaucoup de choses. Ça n’aurait pas traîné si longtemps sur le mensonge. J’ai pas fait que du bien du coup. Parce que je l’ai pas aidé à parler. Je crois que je le regretterai toujours”.
Elle avoue être “responsable du changement de version”. Celle qui culpabilise beaucoup ajoute que tout cela est “de sa faute”. “Je m’en veux beaucoup plus à moi qu’à lui”, ajoute-t-elle.
Elle se souvient ensuite du jour où tout a basculé pour elle et sa famille. “Je me souviens du jour où les journalistes m’ont confirmé que c’était bien Jonathann qui avait tué Alexia. Je me suis effondrée. Il fallait déjà admettre, dans ma tête, que c’était lui. Et ça c’est dur pour une maman”.
Elle accepte ensuite de parler du couple que formaient Alexia et Jonathann. À propos de son ex belle-fille, elle confie : “je savais qu’Alexia allait mal le prendre si je me mêlais de leurs affaires”.
Elle explique ensuite que quelques mois avant le drame, Jonathann passait beaucoup de temps chez ses parents, en cachette. “Alexia ne voulait pas qu’il vienne nous voir”, confie-t-elle.
Les relations avec Alexia étaient compliquées. Martine Henry raconte : “nous on est des gens simples. Alexia était hautaine. Elle ne s’est jamais gênée pour nous le montrer, ni ce qu’elle pensait de nous”.
À propos du geste de son fils, Martine Henry ne se “sent pas responsable du crime qu’il a fait”. Elle ajoute : “Je n’en ai pas fait un criminel, je n’en ai pas fait un monstre”. À propos du regard des gens dans la rue, elle avoue ne pas “baisser la tête”. “Je n’ai pas de honte à avoir, je ne suis responsable de rien”.
Jonathann Daval a été condamné à 25 de réclusion à l’issue de son procès.
Mélissa Tellaa