« J’étais sur une liste noire de Daesh » : Bernard de la Villardière sort du silence sur les intimidations dont il est victime

Publié le 10 janvier 2025 à 14:10
L’animateur de M6, est revenu sans filtre sur les menaces qu’il a reçu dans le cadre ses fonctions de journaliste.

A l’occasion du prochain numéro d’ Enquête Exclusive, sur le thème à France-Chine, la guerre secrète, diffusé le 12 janvier prochain sur M6, Bernard de la Villardière était invité sur le plateau du  Buzz TV et en a profité pour revenir sans filtre sur les menaces qu’il a reçu en France, dans le cadre ses fonctions de journaliste.

Bernard de la Villardière victime d’intimidations : "C’est du djihadisme de petite intensité

"Ce qui me met en colère c’est, un sentiment de ‘j’occupe le territoire et j’intimide’ et donc c’est à mon avis du djihadisme de petite intensité" a-t-il estimé avant de préciser "Et encore une fois, je vois beaucoup d’Algériens de Franco-Algériens, d’origine maghrébine, de tunisiens, de marocains… qui sont vraiment pour la plupart d’entre eux, adorables et très sympa, parce qu’ils comprennent bien quel est l’objet de mon travail (…) il n’y a pas de journaliste en France, qui depuis 20 ans, n’a plus été que moi au chevet des victimes -notamment musulmanes à travers le monde, de victimes du terrorisme islamiste – parce que les premières victimes sont des musulmans" a expliqué le journaliste.

Bernard de la Villardière menacé de mort : "J’étais sur une liste noire de Daesh" 

L’animateur de M6 est également revenu sur les menaces de mort dont il a été la cible : "J’ai été menacé et j’étais sur une liste noire de Daesh à une époque pendant cinq ou six mois" a-t-il révélé avant d’ajouter  « Mais enfin, je pense à aujourd’hui à Boualem Sansal (écrivain emprisonné en Algérie ndlr), aux rescapés de Charlie Hebdo… qui sont encore aujourd’hui sous protection (policière ndlr)… Je pense que c’est du Soft Power (stratégie d’influence ndlr.) qu’il y a eu le Soft Power Russe, Chinois et puis le Soft Power des Frères musulmans et leurs affiliés en France » a estimé le journaliste, et de conclure : « C’est quelque chose que j’ai dénoncé à travers une émission qui s’appelait Les dossiers tabous en 2015 qui avait fait pas mal de bruit à l’époque et j’avais été accusé évidemment par un certain nombre de Français et de mes confrères d’islamophobie… Enfin j’ai trouvé ça lamentable".

Par
Sarah Ibri