Tour de France : mort de Jean-René Godart, commentateur historique de la Grande Boucle

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:28
Bernard LEGUAY TELE 7 JOURS / SCOOP
Le journaliste Jean-René Godart est mort à l'âge de 74 ans. Passé par Europe 1 et France Télévisions, l'amoureux de cyclisme avait notamment couvert le Tour de France durant 33 années consécutives.

Difficile de dissocier Jean-René Godart du Tour de France. Le journaliste sportif, passé par Europe 1 et France Télévisions, avait couvert le Tour de France entre 1982 et 2015. Absent des antennes depuis, il avait par quitter le service public et par prendre sa retraite en 2018.

Ce mercredi 15 octobre, la rédaction des sports de France Télévisions annonce la mort de Jean-René Godart, à l’âge de 74 ans.

Jean-René Godart avait évoqué ses soucis de santé à la télévision : "J’avais un virus au larynx"

Présent sur le plateau de Ça commence aujourd’hui (France 2) en janvier 2021, Jean-René Godart s’était livré en toute transparence sur son état de santé. En 2017, il se réveille un matin avec une extinction de voix. Alors en plein Roland-Garros, il tente tant bien que mal de trouver des remèdes de grand-mère, comme le miel. "Je suis allé le lendemain à l’Hôpital européen Georges Pompidou, où il y a des médecins fantastiques. Et j’ai passé des examens, tout ce qui est possible et inimaginable. Et ils ont découvert que j’avais un virus au larynx", confiait-il sur le plateau de Faustine Bollaert.

"C’est très rare. Si je vous donne le nom de la personne qui a eu la même chose, exactement la même chose et qui s’est arrêtée pendant dix-sept mois de chanter… C’est Céline Dion", ajoutait-il.

Jean-René Godard : sa mise au point sur sa relation avec Lance Armstrong

Au cours de sa carrière, certains observateurs du Tour de France ont pointé du doigt "l’amitié" liant Jean-René Godart et Lance Armstrong, qui a fini par tomber pour dopage. En 2018, lors d’un entretien accordé à L’Équipe, le journaliste avait tenu à évoquer sa relation avec le sportif américain.

"Pour les gars, j’ai été le relais en France de Lance Armstrong. Je l’ai interviewé 274 fois. Je l’ai découvert à Oslo en 1993, lors de son titre mondial. Un môme à l’enfance difficile, faite de coups, de brutalités… Je suis sensible à ces cas. On a eu un rapport de bons copains. Pas plus. Je n’ai jamais été son ami", précisait-il.

Par
Aurélien Gaucher