Catherine Laborde, célèbre présentatrice météo de TF1 pendant près de trente ans, a partagé durant de longues années sa vie avec Thomas Stern, son mari dévoué. Leur relation, marquée par la complicité et la tendresse, a pris un tournant encore plus fort depuis l’annonce de la maladie de l’ancienne animatrice. En 2018, Catherine Laborde révélait être atteinte de la maladie à corps de Lewy, une pathologie neurodégénérative qui associe des symptômes de la maladie de Parkinson et d’Alzheimer. Depuis, Thomas Stern est devenu son pilier, son soutien indéfectible dans cette épreuve difficile. Très impliqué, il a souvent témoigné publiquement de leur quotidien bouleversé par la maladie, évoquant les pertes de mémoire, les troubles moteurs et les moments de confusion de son épouse.
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Un couple uni jusqu’au bout
Malgré tout, leur amour est resté intact et ce, jusqu’à la mort de Catherine Laborde le 28 janvier dernier à l’âge de 73 ans. Dans une interview à Konbini, il avait évoqué par le passé l’idée du suicide "à deux" : "Moi j’y songe, mais de manière assez abstraite, c’est une hypothèse d’école, pour l’instant. Mais la question de savoir ce que je deviendrais si elle n’était plus là, ça m’empêche de dormir à peu près toutes les nuits". Il avait co-publié avec son épouse un livre intitulé Amour malade, dans lequel ils partageaient leur combat. "Dans un duo femme-mari et malade-aidant, ils racontent ce que devient l’existence quand une épée de Damoclès pèse sur les épaules, la manière dont on l’affronte, les états d’âme, les colères, les peurs aussi, les attentions, les tendresses, le quotidien qui n’est plus simple mais totalement chamboulé", pouvait-on lire en quatrième de couverture.
"J’étais seul avec toi"
C’est ce jeudi 6 février qu’ont eu lieu les obsèques de l’ex-présentatrice météo en l’église Saint-Roch dans le 1er arrondissement de Paris. Nos confrères de Paris Match qui ont assisté à ce dernier hommage ont rapporté les propos touchants de Thomas Stern. "Merci à mes filles pour leur amour constant dans cette longue épreuve", a-t-il commencé. Puis d’ajouter ému : "Tu avais une âme, la chose mérite d’être notée car elle commence à se faire rare. Rien ne te l’a fait perdre, pas même la maladie". "J’étais seul avec toi quand tu as cessé de respirer", a-t-il conclu tristement.