C’est une information révélée par Le Midi Libre : le comédien Michel Cordes a été retrouvé mort par arme à feu, vers 15h ce vendredi 5 mai, dans sa maison de Grabels. Il y vivait depuis un an et demi. Agé de 77 ans, Michel Cordes était connu du grand public pour avoir incarné Roland Marci, l’emblématique patron du bar Le Mistral, dans la série quotidienne de France 3 Plus belle la vie.
Toujours selon nos confrères, une enquête, diligentée par les gendarmes de la compagnie de Castelnau-le-Lez, est en cours pour tenter de déterminer les causes du drame. Le Parisien évoque un suicide, précisant que "l’acteur aurait laissé une lettre avant de mettre fin à ses jours" et qu’"il n’y avait pas de traces de coups, de violence ou d’effraction sur place".
Michel Cordes avait quitté Plus belle la vie en octobre dernier, soit un peu plus d’un mois avant la diffusion de l’épisode final. Son personnage est décédé d’une crise cardiaque alors qu’il jouait au football dans la rue avec son petit-fils. Il s’était écroulé sur la place du Mistral, où il avait émis son dernier souffle.
A propos de l’arrêt de la série, le comédien avait confié, au Parisien/Aujourd’hui en France : "Je ne suis plus tout jeune. J’aspirais à me reposer. Disons que ce n’est pas grave personnellement. Mais, c’est un peu dommage. Des tas de fans n’ont pas envie que ça cesse. Ils sont accrochés au feuilleton. Je ne pensais pas que France Télévisions l’arrêterait comme ça, brutalement. J’avais imaginé ma sortie parce que je suis un peu fatigué".
Après 18 ans de bon et loyaux services, dans la peau de Roland, ce dernier avait également expliqué que la série lui avait octroyé une certaine aisance financière toutes ces années, après avoir "connu la galère des comédiens". Loin de cracher dans la soupe, Michel Cordes regrettait cependant que ce personnage lui ait "sans aucun doute" fermé des portes dans sa carrière d’acteur.
En France, il y a Paris et la province. Et en plus, quand on a un accent, c’est très mauvais" avait déploré l’acteur dans les colonnes de Télé Star. "Avant Plus belle la vie, chaque année, je passais une quarantaine de castings et je tournais cinq ou six films. À partir du moment où j’ai été dans la série, ça a été terminé !". Et de conclure, avec son franc-parler habituel : "J’ai un exemple très précis : un réalisateur m’avait choisi pour un rôle, mais le producteur m’a viré car il ne voulait pas du « Marseillais de service de Plus belle la vie ». La bêtise française…"
C.S