Mort du comédien André Wilms à l’âge de 74 ans

Publié le 10 février 2022 à 16:59
Renaud Joubert / Panoramic / Starface
Connu notamment pour son rôle du paternel Le Quesnoy dans La Vie est un long fleuve tranquille, André Wilms est mort mercredi.

La triste nouvelle a été annoncée par Sébastien Perrolat, l’agent d’André Wilms. Ce dernier a ainsi indiqué à l’AFP que le comédien s’est éteint mercredi dans un hôpital parisien et que la cause du décès n’a pas été communiquée par sa famille. Il a par ailleurs souligné que l’acteur, âgé de 74 ans, « avait donné son accord pour plusieurs engagements à venir ».

Comédien de théâtre qui a joué dans En attendant Godot de Samuel Beckett ou encore dans La Nuit des chasseurs de Woyzeck, André Wilms officiait également comme metteur en scène. Il a par ailleurs marqué les esprits au cinéma en incarnant le père de famille Le Quesnoy dans la mythique comédie La Vie est un long fleuve tranquille (1988) d’Etienne Chatiliez. Un film qui l’a fait connaître du grand public et dans lequel il donnait la réplique à Benoît Magimel enfant, Hélène Vincent, Catherine Jacob ou encore Tara Römer et Jérôme Floch. Il a retrouvé par ailleurs le cinéaste quelques années plus tard pour Tatie Danielle (1990), puis Tanguy (2001) et La Confiance règne (2004).

Mais c’est auprès d’Aki Kaurismäki qu’il a fait une belle partie de sa carrière sur grand écran. Acteur fétiche du réalisateur finlandais, il a été dirigé par ce dernier dans La Vie de Bohème (1992), Les Leningrad Cowboys rencontrent Moïse (1994), Juha (1999) ainsi que dans Le Havre (Prix Louis-Delluc 2011 considéré comme le Goncourt du cinéma). Souvent cantonné aux seconds rôles, André Wilms est par ailleurs apparu dans Monsieur Hire de Patrice Leconte (1989), L’Enfer de Claude Chabrol (1994), Ricky (2009) de François Ozon, Americano (2011) de Mathieu Demy, Un Château en Italie (2013) de Valeria Bruni Tedeschi ou encore plus récemment dans Le Sel des larmes (2020) de Philippe Garrel.

Interrogé par Ouest France en 2006, il s’était confié sur sa carrière au cinéma, un milieu qu’il n’aimait guère en réalité : « J’ai commencé à me faire pisser dessus par un chihuahua et ensuite, j’ai été un nazi ! En termes d’évolution de carrière, ce n’est pas brillant (…) Je préfère les marins pêcheurs [au cinéma] : au moins, ils picolent tranquille dans leur bateau ».

Clara Kolodny

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