Mort de Werenoi : “J’ai le coeur en miettes”, sa maman lui rend un hommage ému

Publié le 19 mai 2025 à 7:07
Capture d'écran YouTube
Le rappeur Werenoi s'est éteint samedi 17 mai à l'âge de 31 ans. Le choc a été de taille pour ses fans et les hommages sont nombreux depuis l'annonce de sa disparition. Sa mère est sortie du silence sur la toile pour rendre hommage à sa "graine de star". 

Ce qui n’était vendredi qu’une rumeur persistante s’est tristement confirmé samedi 17 mai. Werenoi, artiste phare de la scène rap hexagonale, est décédé à seulement 31 ans. C’est son producteur, Babs, qui a officialisé la nouvelle sur le réseau social X avec une déclaration bouleversante : "Repose en paix mon frère, je t’aime !!!". L’auteur de Guadalajara aurait succombé à une défaillance cardiaque après une hospitalisation en urgence à la Pitié-Salpêtrière à Paris. D’après plusieurs sources proches, l’artiste souffrait depuis quelque temps de complications cardio-vasculaires.

Un rappeur à succès

De son vrai nom Jérémy Bana Owona, Werenoi était né en Seine-et-Marne et avait grandi à Montreuil, au sein d’une famille d’origine camerounaise. Il s’est imposé en un temps record comme l’une des plus grandes révélations du rap français. Son ascension fulgurante avait débuté en 2021, et depuis, il n’avait cessé de gravir les sommets. Son premier grand succès commercial, Carré, sorti en 2023, avait conquis le public avec plus de 342 200 exemplaires vendus, le plaçant en tête des ventes de l’année. Un an plus tard, il faisait encore mieux avec Pyramide confirmant sa suprématie dans les classements du Snep.

En avril 2025, il dévoilait Diamant noir, son dernier projet, qui avait immédiatement frappé fort. Malgré sa popularité croissante, Werenoi restait discret dans les médias, préférant s’effacer derrière sa musique. Il cultivait un mystère qui faisait partie intégrante de son identité artistique. "Je préfère garder ma vie privée pour moi. À trop parler, tu peux dire ce que tu n’as pas envie de dire. Je préfère le mystère. J’en dis assez sur moi dans mes textes", avait-il expliqué au Parisien en janvier 2024.

L’hommage d’une mère meurtrie par la douleur

Quant à son nom de scène, il en expliquait simplement l’origine : "Werenoi, c’est comme ça qu’on se salue entre nous, comme ‘Oui mon pote’. Ce n’est pas un message sur ma couleur de peau, pas du tout communautaire". Les hommages ont été nombreux depuis l’annonce de sa mort et sa maman est, à son tour, sortie du silence sur les réseaux sociaux. "Mon fils, j’ai le coeur en miettes mais il faut que je reste forte pour tes frères et soeurs", a-t-elle commencé par écrire. Et d’ajouter : "Tu as réalisé mon rêve de petite fille en même pas 3 piges !! Tous ceux qui m’avaient tourné le dos t’acclament aujourd’hui. Oui, car j’ai mis au monde une graine de star gravée à VIE.. Mon premier LOVE RIP"

Par
Kahina Boudjidj