Célèbre pour des titres comme Parlez-moi de lui ou encore la bande originale d’Un homme et une femme de Claude Lelouch, Nicole Croisille est morte le 4 juin dernier à 88 ans des suites d’une longue maladie. Hospitalisée d’urgence le 1er juin, elle a été "plongée dans une sédation profonde" avant d’agoniser jusqu’à sa mort quelques jours plus tard, à la date même où elle comptait se faire euthanasier révèle Elle.
Nicole Croisille voulait se donner la mort
Le magazine vient en effet de publier une longue interview de la regrettée chanteuse donnée un mois avant sa mort. Dans cet entretien, que Nicole Croisille avait demandé à garder secret jusqu’à sa mort pour ne pas "attirer d’ennui à l’équipe la prenant en charge", la star expliquait ainsi avoir pris la décision d’avoir recours à l’euthanasie en Belgique. Une manière pour celle qui souffrait d’une double tumeur incurable au foie de choisir sa fin après avoir lutté sans succès contre la maladie. "Après trois essais, deux mois, quatre mois, six mois… J’ai dit « ça suffit »", a raconté Nicole Croisille à Elle en précisant avoir suivi une dernière radiothérapie en 2023 qui là aussi n’a pas eu d’effet. Concernant son euthanasie, elle a avoué, à nos confrères, qu’elle pensait y avoir recours depuis des années. "Il s’est trouvé qu’en Belgique, c’était possible. En France, ça n’était envisageable que si un médecin s’engageait à m’aider en secret", a-t-elle souligné avant d’expliquer qu’elle avait refusé qu’un ami oncologue l’accompagne jusqu’à la fin. "Je trouve que c’est un poids pour ceux qui vous aident". C’est donc au CHR de Namur, dans le service dédié à la fin de vie, que Nicole Croisille avait organisé ce qu’elle appelait "son grand départ". "Tout cela est extrêmement encadré, a-t-elle détaillé en précisant avoir discuté avec un médecin, une psychologue, une infirmière ou encore une secrétaire. Je les ai trouvés extraordinaires, d’une écoute totale, d’une simplicité dans les rapports humains. Et puis ils vous rassurent : « Si jamais vous changez d’avis, vous avez le droit, vous nous prévenez et c’est tout. »".
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Nicole Croisille n’avait pas peur de la mort
Nicole Croisille a avoué, dans cet entretien, qu’elle n’avait pas peur de la mort, bien au contraire. "Je n’attends que ça. J’ai fait tout ce que pouvait. Quant à mon métier, cela fait déjà un moment que je n’avais plus de choix. On ne m’apportait plus les chansons que je voulais. Le monde a changé, la musique avec (…) Je n’ai pas de famille à qui je jouerais un mauvais tour, tout le monde peut se passer de moi (…) On n’a rien d’autre à me proposer que de crever à petit feu", a confié celle qui ne "voulait pas être incapable d’assurer sa propre vie". Quant à son héritage, elle a chargé un "ami très proche, qui est comme son fils" de "prendre le relais". "La plupart de mes copains ont le même âge que moi, je ne peux pas leur faire ce cadeau ! Petit à petit, j’ai dégagé plein de gens, j’ai commencé par ne plus répondre aux SMS, ou alors en retard, de sorte qu’il n’y ait pas trop de monde qui compte sur moi. Comme je n’ai pas de charges, pas d’enfants, c’est assez facile de tout mettre en ordre", a poursuivi la chanteuse et actrice qui assurait, malgré la maladie, être capable de jouer dès le lendemain. "On ne m’a toujours pas donné un rôle de vieille. Manifestement, je ne suis pas crédible. Les vieilles dames, c’est pour Line Renaud et marie-Christine Barraul".
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