Mort de Jane Goodall : les causes de la disparition de la célèbre primatologue enfin révélées

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:27
MICHAEL NEUGEBAUER/THE JANE GOODALL INSTITUTE unrestricted JGI use
Deux semaines après sa disparition le 1er octobre dernier, le certificat de décès de Jane Goodall révèle qu'elle est morte d'un arrêt cardiaque à l'âge de 91 ans.

L’icône de la primatologie est décédée le 1er octobre 2025 lors d’une tournée de conférences aux États-Unis. Aujourd’hui, on connait enfin les causes de sa mort.

Un arrêt cardiaque fatal pour Jane Goodall

Jane Goodall est décédée des suites d’un arrêt cardiopulmonaire, comme le confirme son certificat de décès émis par le département de la santé publique du comté de Los Angeles et relayé par TMZ. Ce document officiel révèle également que la primatologue souffrait d’épilepsie, bien qu’il ne soit pas établi si cette pathologie a joué un rôle dans son décès. L’arrêt cardiaque, phénomène distinct de l’infarctus du myocarde, survient lorsqu’un dysfonctionnement électrique provoque l’arrêt brutal du cœur. 

Sans intervention immédiate, cette défaillance entraîne une perte de conscience et peut conduire au décès en quelques minutes seulement, le muscle cardiaque ne pompant plus le sang vers les organes vitaux.

La disparition de la scientifique s’est produite dans des circonstances particulièrement poignantes. Quelques heures seulement avant son décès, Jane Goodall travaillait encore sur un document, comme l’a confié Mary Lewis, son assistante personnelle. La chercheuse était alors en pleine tournée de conférences à travers les États-Unis, poursuivant inlassablement sa mission de sensibilisation du public. L’Institut Jane Goodall a annoncé sa disparition le 1er octobre dernier, précisant qu’elle s’était éteinte paisiblement à Los Angeles, retrouvée dans son lit ce matin-là. L’organisation a initialement évoqué une mort naturelle, saluant une héroïne ayant inspiré de nombreuses générations.

Une vie consacrée à la compréhension du monde animal

L’héritage scientifique de Jane Goodall demeure indissociable de son sourire légendaire et de son aura apaisante. Dès sa vingtaine, elle a révolutionné notre compréhension de l’intelligence animale et, par extension, de notre propre humanité. Dans les années 1960, ses observations d’une communauté de chimpanzés en Tanzanie ont marqué un tournant décisif dans la primatologie. 

Son étude de terrain a démontré que ces primates étaient capables de fabriquer et d’utiliser des outils pour se nourrir, notamment en se servant d’une brindille pour capturer des termites. Cette découverte majeure a remis en question la frontière supposée entre l’homme et l’animal, établissant un nouveau paradigme dans notre rapport au règne animal.

À 91 ans, la scientifique n’avait rien perdu de sa détermination à défendre la biodiversité. Son engagement sans relâche pour la préservation de la nature et le bien-être animal l’a maintenue active jusqu’à ses derniers instants. Sa présence lors de cette tournée américaine témoignait de sa volonté inébranlable de transmettre son message à un moment critique où les ressources de la planète s’épuisent de manière préoccupante.

Par
Mélissa Tellaa