Charley Scalies, comédien remarqué pour ses rôles dans " The Wire" et "Les Soprano", s’est éteint jeudi 1er mai 2025 à l’âge de 84 ans dans un établissement de soins à Phoenixville, en Pennsylvanie. Sa fille, Anne Marie Scalies, a confirmé l’information au prestigieux magazine Hollywood Reporter ce dimanche 4 mai, précisant que son père avait succombé après "une longue bataille contre la maladie d’Alzheimer".
"Horseface", un rôle marquant dans sa carrière
Si son nom n’évoque peut-être pas immédiatement un visage pour le grand public, les passionnés de séries HBO n’ont certainement pas oublié sa présence à l’écran. C’est dans la saison 2 de "The Wire" (connue en France sous le titre "Sur Écoute") que Charley Scalies a véritablement laissé son empreinte. Il incarnait Thomas "Horseface" Pakusa, un docker syndicaliste au caractère bien trempé évoluant dans l’univers portuaire de Baltimore. Un personnage récurrent qu’il a porté pendant 12 épisodes et qui, selon ses propres mots, l’aura particulièrement marqué.
"De tous les personnages que j’ai eu la chance d’incarner, Horseface est celui qui m’a le plus accompagné dans ma vie", avait-il confié lors d’une interview accordée au Chesapeake Bay Magazine en 2019. Un rôle d’antagoniste qui restera comme le plus important de sa filmographie.
Les fans des "Soprano" se souviendront également de sa brève mais mémorable apparition dans la cinquième saison de la série. Dans l’épisode intitulé "The Test Dream", il prêtait ses traits au coach Molinaro, surgissant dans une séquence onirique pour sermonner Tony Soprano (James Gandolfini) à propos de ses "choix faciles" qui l’ont conduit à embrasser une carrière criminelle au détriment de son potentiel.
Une carrière tardive mais riche
Né à Philadelphie en 1940, Charley Scalies a connu un parcours professionnel atypique avant de fouler les plateaux de tournage. Après avoir fait quelques tentatives de stand-up durant ses années lycée et universitaires, il avait d’abord embrassé une carrière dans le monde des affaires.
Ce n’est qu’au début des années 1990, alors qu’il avait déjà passé la cinquantaine, que cet amoureux des planches s’est véritablement lancé dans l’aventure artistique. Il a commencé par le théâtre, participant notamment à des comédies musicales, avant de se frayer progressivement un chemin jusqu’au cinéma.
Au grand écran, il a côtoyé quelques grands noms d’Hollywood en campant des seconds rôles remarqués. On a pu l’apercevoir aux côtés d’Al Pacino dans "Instant de bonheur" (1995), de Bruce Willis et Brad Pitt dans "L’Armée des douze singes" de Terry Gilliam la même année, ou encore d’Adrien Brody dans "Liberty Heights" sous la direction de Barry Levinson en 1999. Sa dernière apparition cinématographique remonte à 2006 dans la comédie romantique "Père et Fille", où il donnait brièvement la réplique à Ben Affleck.
Une présence discrète mais constante à la télévision
Outre ses deux rôles emblématiques pour HBO, Charley Scalies a multiplié les apparitions dans des séries policières qui ont marqué le petit écran américain. En 1996, il participait à "Homicide". On a également pu le voir dans "New York, police judiciaire" en 1997, puis dans deux épisodes de "New York, unité spéciale" (en 2006 et 2008).
Sa dernière apparition télévisuelle remonte à 2008 dans un épisode de "Cold Case : Affaires classées".