Mort de Bun Hay Mean : la thèse de l’accident bel et bien privilégiée

Publié le 17 juillet 2025 à 16:15
Vim/ABACA
La brutalité de la disparition de Bun Hay Mean, survenue le 10 juillet 2025, a d’abord laissé place à l’incompréhension. Mort à 43 ans après une chute de huit étages depuis son appartement parisien, l’humoriste devait s’envoler le jour-même pour un spectacle à Montréal. Si certains ont pu évoquer un possible suicide, les éléments recueillis par les enquêteurs et son entourage viennent contredire cette hypothèse.

Le jeudi 10 juillet 2025 restera gravé comme un jour tragique pour tous ceux qui appréciaient l’humour et la sensibilité de Bun Hay Mean. L’artiste de 43 ans a perdu la vie dans un accident survenu à son domicile parisien : une chute mortelle du huitième étage, survenue alors qu’il s’apprêtait à partir pour le Canada, où il devait se produire à l’Olympia de Montréal. Le choc a été immense, tant pour ses proches que pour ses admirateurs.

Son producteur sort du silence

C’est son producteur qui a confirmé la nouvelle dans un message poignant publié sur Instagram : "C’est avec une infinie tristesse que nous devons vous annoncer la disparition de notre ami, notre immense artiste, Bun Hay Mean. Il devait partir en fin de matinée à Montréal pour jouer ce 11 juillet. Il était tellement heureux d’avoir retrouvé le chemin de la scène, son public". Puis, il a évoqué le drame avec des mots bouleversants : "D’après les éléments en notre possession, c’est juste avant son départ, et en essayant de récupérer son téléphone tombé dans la gouttière de son balcon que Bun a glissé et fait une chute de plusieurs étages. Nous sommes dévastés, nous pensons à sa famille, sa maman, son papa, ses frères et sœurs".

Bun Hay Mean était attendu à Montréal

Le lendemain, son producteur Philippe Delmas s’est exprimé plus longuement auprès de La Provence, confirmant les circonstances de l’accident : "C’est en voulant récupérer son téléphone coincé vraisemblablement dans une gouttière, avec un balai, qu’il est malheureusement tombé du balcon. C’est un accident fort regrettable. On peine encore à y croire. Le choc est immense, pour sa famille, ses parents, frères et sœurs qui vivent en Gironde, et pour nous également".

Des signes d’inquiétude étaient apparus peu avant son départ… Bun Hay Mean, d’ordinaire réactif, ne répondait plus. Philippe Delmas a précisé que "Sa valise était prête", et que "son régisseur qui l’attendait n’arrivait pas à le joindre". "Il était attendu ce vendredi soir à l’Olympia de Montréal. Il était ravi de partir et allait très bien. Nous étions heureux pour lui de le voir remonter sur scène après une année 2024 en demi-teinte. Et il avait aussi une grosse tournée en préparation. Tout s’arrête brutalement. C’est terrible", avait-on pu lire. Si certains avaient pu penser à la thèse du suicide, nos confrères du Parisien sont en mesure d’affirmer que "la thèse de l’accident est privilégiée"

La thèse d’un accident privilégiée 

En effet, ce jeudi 17 juillet, ils ont précisé que le comédien "vivait depuis plusieurs mois dans cet appartement du 8e étage, trouvé par sa production". "Dans l’appartement, aucune lettre annonçant un suicide, aucun indice laissant présager d’une mort volontaire", a-t-on pu lire. Et nos confrères de détailler : "En revanche, un téléphone a été retrouvé dans une gouttière, à proximité du balconnet où l’humoriste avait l’habitude de fumer des cigarettes. Au même endroit, la présence d’un long manche à balai accrédite le scénario de la tentative de récupération du portable qui tourne au drame"

Dans l’appartement de Bun Hay Mean, "sa valise, prête, attendait son départ imminent pour Montréal". Toujours selon Le Parisien, "l’autopsie n’a révélé aucun élément suspect". "Aucune bouteille d’alcool n’a été recensée dans le logement de l’humoriste. Vu ce contexte, les enquêteurs n’ont pas décidé de pratiquer d’analyses toxicologiques. Et le parquet a autorisé la remise du corps à la famille qui, selon le producteur de l’artiste, Philippe Delmas, a signifié son souhait d’organiser des obsèques dans la plus stricte intimité", ont conclu nos confrères.

Par
Kahina Boudjidj