Maïwenn se confie sur sa douleur depuis le décès de son mari : “J’ai l’impression qu’on m’a amputée d’un organe”

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:46
Zuma/ABACA
En avril dernier, Maïwenn a annoncé la mort de Jean-Yves Le Fur, son mari, des suites d'un cancer du pancréas. La réalisatrice, qui se livre sur la douleur du deuil, regrette que cette maladie soit méconnue alors qu'elle est plus meurtrière que les accidents de la route… 

C’est en avril dernier que la réalisatrice Maïwenn a annoncé la mort de son mari Jean-Yves Le Fur à l’âge de 59 ans. "Jean-Yves Le Fur, l’amour de ma vie, le père de mon fils Diego, et le beau-père de ma fille Shanna, est parti dimanche matin dans mes bras et ceux de notre fils, sous la protection de Frédérick son grand frère et de Jaky, son ami de toujours. Nous sommes tous dévastés", avait-on pu lire. Elle avait repris la parole quelques mois plus tard afin d’aider la recherche contre le cancer du pancréas et faire de la prévention pour que d’autres puissent traiter cette maladie à temps. "Je trouve que cette maladie a une mauvaise réputation. J’ai remarqué que les gens ne savent pas trop comment elle peut arriver et qui elle touche, ça me tient à cœur de faire savoir qui elle peut toucher (…) c’est une maladie qui, malheureusement une fois qu’on a mal ça peut-être trop tard", avait-elle expliqué sur France Inter

Maïwenn insiste sur l’importance de la prévention

Dans une interview accordée à Madame Figaro, Maïwenn est revenue sur la douleur de la perte de son mari, décédé des suites d’un cancer du pancréas en avril dernier, un cancer qui "est près de quatre fois plus meurtrier que les accidents de la route". "Alors que sa prévalence a plus que doublé au cours de ces vingt-cinq dernières années, il souffre encore d’une grande mésinformation", a-t-elle d’abord regretté.

Elle a d’ailleurs confié : "Je savais vaguement qu’il existait et qu’il était sévère, mais j’ai tout découvert en accompagnant Jean-Yves dans la maladie. (…) Mais si j’avais lu un jour un article décrivant les signes avant-coureurs que je viens de citer, j’aurais immédiatement alerté Jean-Yves. Je n’avais pas compris que le diabète pouvait être lié au pancréas – c’est pour ça que je tiens à le dire haut et fort aujourd’hui".

L’artiste face au deuil… 

Si elle se sent plus forte pour mener ce combat ? "Je n’ai jamais aimé cette phrase qui dit : ‘Ce qui ne tue pas rend plus fort’. Pour moi, ce qui ne tue pas abîme, casse, et je ne me sens pas plus forte depuis que mon mari est mort, au contraire. J’ai l’impression qu’on m’a amputée d’un organe. Plus rien n’est pareil. Tout est fade", a-t-elle tristement regretté. La réalisatrice s’est également épanchée sur l’importance du rôle d’aidant quand on est face à une personne malade. 

"Pendant la maladie de mon mari qui a duré quinze mois, j’avais deux visages : celui qui essayait de le faire rire, de le rendre optimiste, j’étais une épaule pour lui et je me disais que s’il devait mourir, ses derniers moments devaient être magiques. Alors je faisais tout pour qu’il soit heureux et optimiste, et nous nous sommes aimés jusqu’à la dernière seconde…", a-t-elle raconté avec nostalgie. Et Maïwenn de conclure : "Quand on accompagne un malade, tout le reste est dérisoire : les états d’âme, les soucis, même sa propre santé n’existent plus. Rien n’est plus grave que la santé du malade".

Par
Kahina Boudjidj