Le chanteur Vianney en deuil : « On ne t’oubliera pas »

Publié le 24 février 2025 à 18:20
Castel Franck/ABACA
Le chanteur Vianney a posté un message touchant sur Instagram pour rendre hommage à un adolescent parti trop tôt…

Le 24 janvier dernier, Elias, 14 ans, a perdu tragiquement la vie après avoir refusé de céder à un racket à la sortie de son entraînement de football, dans le XIVème arrondissement de Paris. L’adolescent a été mortellement frappé d’un coup de machette par son agresseur, Joe, dont le prénom a été changé, qui avait acquis cette arme en ligne plusieurs mois plus tôt dans l’intention de l’utiliser pour intimider et dépouiller ses victimes, comme l’indique Le Parisien. De retour dans sa chambre après les faits, Joe tente de minimiser son geste dans un message adressé à son camarade Lucien : "Je l’ai pas touché. Ma lame est à peine rentrée". Pourtant, cette lame, longue de 40 centimètres, était couverte du sang d’Elias… Ce qui n’était au départ qu’une tentative de racket a rapidement dégénéré, se transformant en une scène de violence extrême aux conséquences irréversibles.

Vianney en deuil…

Ce lundi 24 février, Vianney a tenu à rendre hommage à l’adolescent, toujours incrédule de sa mort. Sur Instagram, il a posté une photo de l’adolescent décédé et a écrit en légende toute sa tristesse. "Un mois depuis ton départ. Parlons de ta bonne tête plutôt que de ces barbares", a-t-il d’abord écrit. Puis d’ajouter : "Il paraît que tu fus face à moi dans la salle, que tu chantais mes chansons avec ta maman ; alors je t’emporte avec moi dans les prochaines que j’écrirai". Et de conclure avec émotion : "Te dire Adieu n’est pas accepter l’inacceptable ; c’est signifier qu’on ne t’oubliera pas d’ici à nos retrouvailles. Adieu Elias"

Les parents d’Elias en colère

Depuis l’annonce de son décès, les parents de l’adolescent ont transmis une lettre bouleversante à leur avocat. "Élias est mort en raison d’une impunité dans laquelle se sont sentis deux mineurs malgré une prise en charge éducative et pénale. Certes, d’autres avant lui ont été tués dans des circonstances similaires. La mort d’Elias démontre que l’État n’a pas su protéger ses citoyens. Face à un tel déchainement de violences ayant entraîné intentionnellement la mort, la justice devra se montrer ferme et garante de la sécurité à laquelle nous devons tous prétendre", a-t-on pu lire. Et d’ajouter : "Un jeune doit pouvoir rentrer chez lui en toute sécurité". "Ne laissons pas des mineurs réitérer librement leurs actions et mettre en danger notre société", ont-ils conclu. 

Par
Kahina Boudjidj