La mort de Patrice Laffont mercredi, à l’âge de 84 ans, a été un véritable choc pour le petit écran français. Il faut dire que l’animateur a marqué de son empreinte le monde de la télévision en lançant par exemple Fort Boyard ou en présentant des émissions comme Pyramide. Mais il était aussi un des artisans d’un des programmes les plus longs du petit écran français : Des chiffres et des lettres.
L’hommage de Laurent Romejko à Patrice Laffont
Présentateur du jeu de France 3 entre 1972 et 1989, Patrice Laffont était revenu dans l’émission en l’an 2000 mais cette fois-ci dans les coulisses. Jusqu’à l’arrêt du programme cette année, il était en effet le producteur de ce rendez-vous culte présenté depuis 1992 par Laurent Romejko. Ce dernier n’a pas caché sa peine en apprenant la disparition de celui qui lui a tant appris. "C’était mon alter égo, une partie de moi-même, mon autre moitié professionnelle", a réagi l’animateur auprès de nos confrères du Parisien/Aujourd’hui en France. "C’est un véritable déchirement. Ça fait 35 ans qu’on se connaissait, plus de 25 ans de collaboration", a-t-il ajouté en précisant que le père d’Axelle, Mathilde et Fabrice Laffont n’était pas seulement son producteur mais aussi son "papa professionnel, un ami, même un copain, et parfois un grand frère".
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Leur longue collaboration dans Des chiffres et des lettres
"On fonctionnait très bien ensemble. Malgré la différence d’âge (25 d’écart), dans notre façon de travailler, de voir les choses, il n’y avait pas différence. Il était jeune dans sa tête ", s’est ému Laurent Romejko avant de revenir sur les années passées ensemble dans Des chiffres et des lettres. "Quelque part, on était deux en plateau", a-t-il avoué en expliquant que Patrice Laffont lui parlait en permanence dans son oreillette pendant les tournages. "Quand j’animais, il y avait un peu de Patrice qui transpirait à l’antenne et qui arrivait aux téléspectateurs. On avait une véritable complicité et c’est certainement pour ça que ça a duré aussi longtemps ", a-t-il conclu en soulignant à quel point l’authenticité qui faisait la marque de fabrique du programme n’était "pas feinte".
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