La troupe du Splendid se reformera-t-elle malgré la mort de Michel Blanc ? Christian Clavier répond

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:46
Simon Sven/DPA/ABACA
Dans la nuit du 3 au 4 octobre dernier, Michel Blanc s'est éteint. La troupe du Splendid lui a rendu hommage à plusieurs reprises et Christian Clavier s'est justement confié sur l'avenir du groupe et sur la façon dont ses membres font leur deuil. 

A l’affiche du film Jamais sans mon psy aux côtés de Baptiste Lecaplain, Christian Clavier s’est longuement confié à nos confrères Paris Match. Sur cette première fois qu’il interprète un psy, il a expliqué : "C’est un personnage qui doit être en principe à distance de ses émotions, et il n’y arrive pas du tout, parce qu’il a un problème familial d’importance : sa fille sort avec un de ses anciens patients, très problématique, extrêmement névrosé et suicidaire, qu’elle ramène chez son père pour un week-end d’anniversaire. Secret médical oblige, le psy ne peut pas dire que le jeune homme a été son patient. Je me suis beaucoup amusé à le jouer, parce qu’il est assez manipulateur et qu’il doit tout faire avec le sourire. C’est différent des pères que j’ai incarnés, qui étaient sans filtre".

Le Splendid face à la mort de Michel Blanc

Sur un autre registre, le comédien du Splendid a évoqué la mort de Michel Blanc survenue à l’âge de 72 ans dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 octobre 2024. En bonne santé, et alors qu’aucune maladie ne lui était connue, l’acteur a été victime d’un choc allergique à son domicile. L’intervention rapide des secours qui l’ont emmené à l’hôpital avait hélas été vaine… Les hommages ont été nombreux suite à cette terrible annonce et Gérard Jugnot avait, par exemple, écrit sur Instagram : "Put*in Michel… Qu’est-ce que tu nous as fait…". Puis de déclarer au micro de RTL : "C’est un coup de massue. C’était le Woody Allen Français, il avait un sens du dialogue absolument génial"

La troupe "inconsolable" se reformera-t-elle ?

Christian Clavier est revenu sur la mort de son ami et a avoué que le deuil était douloureux pour lui mais aussi pour les autres membres de la troupe. "Nous sommes inconsolables de la perte de Michel. On s’est rendu compte à quel point nous étions présents dans l’inconscient collectif des Français. C’était déchirant, car nous sommes plutôt discrets", a-t-il commencé par confier.

Et d’expliquer : "On ne parle pas de nous à la troisième personne. On est toujours gênés de signer trop d’autographes ou d’être pris en photo. On a une pudeur. Les Français se sont dit, avec le décès de Michel : ‘Ils ne sont pas éternels.. Et nous non plus’". Nos confrères de Paris Match ont alors cité Paul McCartney qui disait que "Les Beatles ne se reformeront pas tant que John sera mort". Le Splendid ne se reformera-t-il alors pas tant que Michel Blanc n’est plus ? "Nous ne sommes pas dans cet état d’esprit. Nous sommes une troupe de théâtre et le spectacle doit continuer", a conclu Christian Clavier.

Par
Kahina Boudjidj