Lors de la sortie de votre précédent album (Éternels jusqu’à demain, en 2015), vous étiez jeune quarantenaire. Aujourd’hui, vous êtes fraîchement cinquantenaire. Est-ce que ça change quelque chose au niveau de la création d’un album ?
Plus le temps passe, plus on gagne en expérience. J’ai pris le temps de peaufiner les textes, les arrangements, et j’ai enregistré beaucoup de sessions en acoustique. J’ai collaboré aussi bien avec de jeunes arrangeurs electro qu’avec mes potes, comme le guitariste Stochelo Rosenberg. L’expérience fait que je sais maintenant qu’il ne faut jamais rien lâcher avant d’être satisfait à 100%
Vous serez en tournée en 2025 avec cet album Il n’est jamais trop tard, mais c’est avec votre père que vous étiez dernièrement sur scène. Comment cela s ’est-il passé ?
C’était une expérience extraordinaire, même si ça n’a pas été toujours facile. Mon père a été génial mais, comme ma mère, il n’aime pas jouer en live. La scène a toujours été un défi pour mes parents, presque une douleur.
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Justement, votre mère, Françoise Hardy, disparue en juin, a-t-elle eu le temps d’écouter cet album ?
Non. Elle était tellement exigeante qu’elle ne pouvait pas imaginer le rendu d’un album simplement à partir des maquettes. Il fallait que le« produit » soit fini. Quand j’ai sorti mon premier disque, mes parents ne savaient pas que je chantais. Je ne voulais pas qu’ils me rajoutent du stress. On est comme ça dans la famille. On a toujours été inquiets les uns pour les autres.
Vous avez été ému par les nombreux hommages rendus à votre maman après sa disparition…
C’était fou. Ma mère ne vivait pas avec la conscience d’être à ce point aimée. Elle bossait dans son coin, discrètement. Elle n’aurait pas imaginé autant d’honneurs.
L’interview de Thomas Dutronc est à lire en intégralité dans le nouveau magazine Télé 7 Jours. Disponible dans les kiosques ce lundi 16 septembre.