L’acteur et musicien, membre fondateur du groupe culte qui a marqué les années 1970 avec ses films déjantés et ses chansons parodiques, est décédé mercredi à son domicile de Haute-Loire des suites d’une longue maladie.
Une carrière musicale riche avant les Charlots
Bassiste talentueux, Jean Sarrus a d’abord fait ses armes aux côtés de grands noms de la scène française, accompagnant successivement Ronnie Bird et Dick Rivers. C’est au sein des Problèmes, groupe accompagnateur du chanteur Antoine, qu’il forge les premières amitiés qui donneront naissance aux Charlots en 1966. "Jean était l’un des Charlots, mais aussi un bassiste renommé. C’était un immense fan de country et un garçon adorable", confie Philippe Manœuvre, qui a annoncé la triste nouvelle au nom de la famille.
L’âge d’or des Charlots : entre musique et cinéma
Le groupe connaît ses premiers succès avec des parodies et des chansons paillardes qui marquent toute une génération. Des titres comme "Paulette, la reine des paupiettes" en 1967 ou "Merci patron" en 1971 deviennent de véritables hymnes populaires. Mais c’est au cinéma que les Charlots vont véritablement exploser. Le réalisateur Philippe Clair leur offre leur premier rôle dans "La Grande Java", avant une collaboration fructueuse avec Claude Zidi. " Les Bidasses en folie", sorti en 1971, attire plus de 7 millions de spectateurs dans les salles, consacrant définitivement le succès de la bande.
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Jean Sarrus, un dernier des Mohicans
Avec la disparition de Jean Sarrus, c’est une nouvelle page de l’histoire des Charlots qui se tourne. Après les décès de Gérard Rinaldi en 2012 et de Gérard Filippelli en 2021, il ne reste plus que deux membres historiques du groupe : Jean-Guy Fechner et Luis Rego. Jusqu’à la fin, Jean Sarrus était resté fidèle à sa passion pour la musique. En 2017, il avait créé un nouveau groupe, "Les Vieilles Fripouilles", aux côtés d’Alain Turban et Gilles Dreu.