C’est un drame qui a sans nul doute changé considérablement la carrière de Stéphane Bern. Le 31 août 1997, la princesse Diana meurt dans un accident de voiture à Paris, sous le tunnel du pont de l’Alma. La tragédie a été provoquée à cause de la vitesse élevée du véhicule dans lequel se trouve Lady Di en compagnie de son compagnon Dodi Al-Fayed, le garde du corps Trevor Rees-Jones, et leur chauffeur, Henri Paul. Ce dernier tentait de semer les paparazzis et s’est encastré à plus de 100km/h dans un pilier. Si Trevor Rees-Jones survit grâce à l’airbag, Dodi Al-Fayed et Henri Paul meurent sur le coup. De son côté, Diana Spencer est dégagée vivante de la carcasse du véhicule, mais meurt deux heures après son arrivée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.
Présent dans l’émission Culture Médias diffusée sur Europe 1 ce mardi 30 janvier, Stéphane Bern s’est remémoré cette nuit pas comme les autres : "J’étais assez choqué", raconte l’animateur, qui a été réveillé alors qu’il se trouvait en week-end à Saint-Médard. "Le téléphone, un vieux téléphone portable, était en train de fumer tellement il y avait d’appels ! Je me souviens qu’il y avait une petite camionnette d’Europe 1 qui me transportait dans Paris et je continuais à commenter toute la journée."
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À l’époque, les paparazzis ont rapidement été désignés comment étant les responsables de la mort de Diana, chose que Stéphane Bern tentait déjà de relativiser lorsqu’il couvrait l’événement pour le journal de 20H de TF1, qui a fait entrer l’animateur dans une autre dimension : "Je vous rappelle l’ambiance : « Les photographes avaient tué Diana. » Claire Chazal m’invite dans le journal de 20H, ce qui m’a un peu propulsé. Alors on ne va pas accuser les uns les autres. La vitesse excessive de la voiture est d’abord la première responsable, personne n’avait sa ceinture… Je commençais à donner les premiers détails."
"Je me rendais compte à quel point elle pouvait susciter d’émotion populaire", poursuit Stéphane Bern. "C’est une véritable icône. Les gens me disaient quand je faisais des reportages sur place que « c’était comme ma mère, comme ma sœur… ». Les gens avaient un lien affectif. Appelez déjà votre sœur ou votre mère parce qu’au fond, les liens on les tisse nous-mêmes. On a peut-être besoin d’icône parfois pour se souvenir qu’on a des gens autour de nous qu’on aime et qu’on peut perdre."