“Il ne faisait pas du bien à ma sœur” : Françoise Laborde dit tout le mal qu’elle pense de Thomas Stern, le dernier compagnon de Catherine

Mis à jour le 7 février 2026 à 17:43
Instagram @frlaborde
Elle n’a pas mâché ses mots. Un an après la mort de Catherine Laborde, Françoise Laborde est sortie de son silence pour dénoncer frontalement l’attitude de Thomas Stern, le compagnon de sa sœur disparue. La journaliste assure qu’il "ne faisait pas du bien" à l’ancienne présentatrice météo et évoque une relation marquée, selon elle, par une forme d’emprise. Des accusations lourdes. 

La parution du livre de Thomas Stern a ravivé une fracture déjà douloureuse. Un an après la disparition de Catherine Laborde, emportée en janvier 2025 par une démence à corps de Lewy diagnostiquée en 2018, la mémoire de l’ancienne présentatrice météo de TF1 se retrouve au cœur d’une vive controverse familiale. En cause ? Y a-t-il une vie après la mort ?, ouvrage publié le 22 janvier, dans lequel son compagnon revient sur la maladie, son rôle d’aidant et le deuil. Un témoignage assumé par l’auteur, mais jugé profondément choquant par la sœur et les filles de Catherine Laborde.

Françoise Laborde pousse un coup de colère

C’est sur Instagram que Françoise Laborde a choisi de s’exprimer, ce samedi 24 janvier, à l’occasion du premier anniversaire de la disparition de sa sœur. Dans un message empreint de tendresse, la journaliste évoque un souvenir précis, celui des derniers jours passés ensemble à l’île d’Yeu. "Ma Catherine. Il y a un an tout juste nous étions avec Geneviève à ton chevet dans ta maison de l’île d’Yeu. Tes filles Gabrièle et Pia et ton aide Alexandra étaient là aussi, bien sûr comme toujours", a-t-elle écrit, avant de raconter : "Nous avons ouvert une bouteille de champagne, nous en avons bu quelques gorgées en riant avec toi. C’était un moment très doux, délicat, élégant et pudique à ton image".

Mais l’émotion laisse rapidement place à la colère et Françoise Laborde dénonce frontalement le livre de Thomas Stern, qu’elle estime indigne de la mémoire de sa sœur. "Aujourd’hui, nous voulons juste célébrer ta mémoire. Mais à cette immense tristesse s’ajoute la consternation, le chagrin, le dégoût, de voir ta maladie et ton départ exploitées dans un livre que ton compagnon a cru bon de publier et qui nous choque profondément", a-t-elle ajouté . Elle remet aussi en cause le contenu du récit : "Il ne correspond en rien à la réalité de tes derniers moments. Et cette façon de faire sa promotion sur ton deuil est proprement répugnante. Nous pensions qu’après ton départ, il aurait la pudeur de se taire mais il ne peut s’en empêcher".

Thomas Stern se défend et revendique "sa vérité"

Face à ces accusations, Thomas Stern a décidé de répondre publiquement. Invité lundi 26 janvier sur le plateau de TBT9 sur W9, il a assumé la publication de son livre et rejeté les critiques de sa belle-sœur. Selon lui, Françoise Laborde souffrirait d’un "syndrome de pourquoi qu’on ne parle pas de moi, qui atteint très souvent les gens qui travaillent à la télévision". Il conteste également l’idée d’une présence familiale constante : "Elle est venue quatre fois toute la maladie. Ce n’est pas l’idée ‘Je suis là, je suis présente, je te soutiens’". Et d’ajouter : "Je crois qu’elle n’a pas supporté l’idée qu’un livre soit fait sur sa sœur, de la maladie de sa sœur, sans être impliquée". L’auteur assure toutefois n’avoir jamais nourri d’animosité envers Françoise Laborde et revendique le droit de témoigner. "La famille a le droit de penser ce qu’elle veut. J’accepte que chacun dise ce qu’il a à dire car moi je dis ma vérité. J’ai écrit pour Catherine et pour les aidants", avait-il déjà expliqué au Parisien.

Une relation sœur à sœur remise en cause

De son côté, Françoise Laborde a tenu à rappeler la nature de sa relation avec Catherine, balayant toute idée de rivalité. "Elle est rentrée à TF1 sur mes conseils. Il n’y a jamais eu de la jalousie entre nous", a-t-elle assuré à Télé Pro, confiant rester aujourd’hui encore très émue en repensant aux derniers mots de sa sœur à l’antenne. La journaliste de 72 ans va plus loin dans les colonnes de nos confrères, où elle livre une critique sévère de Thomas Stern.

"Il n’y a jamais eu aucune relation, je ne vais pas tricher. Il ne faisait pas du bien à ma sœur. C’est pour ça que j’ai pris mes distances avec elle à l’époque", explique-t-elle, évoquant un possible rapport d’emprise : "L’emprise était plus pesante et oppressante pour elle". Elle rappelle enfin qu’une aide-soignante de Catherine Laborde a porté plainte contre lui pour "harcèlement moral". Un an après la disparition de Catherine Laborde, le deuil se double donc d’un conflit douloureux autour de sa mémoire, opposant deux récits irréconciliables…

Par
Kahina Boudjidj