Le 30 avril 2007, Grégory Lemarchal s’éteignait à seulement 23 ans, emporté par la mucoviscidose. Dix-huit ans plus tard, son souvenir reste intact dans le cœur du public qui l’avait découvert trois ans plus tôt lors de la quatrième saison de Star Academy. Sa voix bouleversante et son courage face à la maladie avaient marqué une génération. Depuis, une association créée en son nom poursuit son combat contre la mucoviscidose.
À lire également
Grégory Lemarchal : le geste désespéré de sa famille pour tenter de le sauver
Invitée dans l’émission web Entre vous est moi, Leslie Lemarchal, la sœur du chanteur est revenue avec émotion, sur les derniers mois de son frère et sur le combat que toute la famille a mené à ses côtés. Âgée de 19 ans à l’époque, elle confie qu’avec ses parents, ils ont cru "au miracle jusqu’à la dernière minute" et à la possibilité d’une greffe de poumon. "Il y a même ce moment où, avec ma mère, comme on était du même groupe sanguin elle, Greg et moi, où on a posé la question au médecin si ça existe le don du vivant d’un lobe de poumon. Pour le coup, on ne savait pas, on ne s’était pas renseignées là-dessus. Mais on aurait été prêtes à ça avec ma mère. Ce n’était pas possible, mais c’était dans l’élan du dernier espoir" raconte-t-elle très émue.
À lire également
Leslie Lemarchal : "Greg, je l’aime d’un amour éternel"
Leslie évoque également le deuil difficile qui a suivi la disparition tragique de son frère : "Greg j’ai envie de dire que je l’aime d’un amour éternel, qu’il me manque mais que ça va, que sa petite soeur est heureuse", confie-t-elle. Longtemps, la jeune femme de 37 ans confie s’être "oubliée" et avoir souffert du syndrome du survivant, peinant à s’accorder le droit au bonheur. "Quand on est impuissant face à la souffrance – moi je n’ai pas été malade, j’aurais pu l’être – on se dit : ‘Viens on inverse les rôles, pourquoi lui, pourquoi pas moi ?’ Et puis sur la fin, tu veux en prendre une part, tu veux soulager…" se souvient-t-elle. Aujourd’hui, Leslie Lemarchal est maman et a réussi à retrouver la paix : "J’ai réussi déjà, à survivre à son départ, mais survivre ce n’est pas vivre. J’ai réussi à trouver le chemin de mon bonheur à moi", a-t-elle conclu.