Elle était une des grandes figures du féminisme en France. Ce mardi 28 juillet, la famille de Gisèle Halimi a annoncé le décès de l’avocate, qui était âgée de 93 ans. En 1971, elle avait été signataire du Manifeste des 343 femmes qui déclaraient avoir avorté et avait fondé la même année, avec Simone de Beauvoir et Jean Rostand, le mouvement féministe Choisir-La cause des femmes. Le mouvement organise en 1972 le procès de Bobigny où Gisèle Halimi défendit une jeune femme mineure qui s’était faite avorter après un viol. Des combats et des revendications qui avaient participé à l’élaboration de la loi Veil, trois ans plus tard, sur l’interruption volontaire de grossesse.
Les hommages se sont multipliés sur les réseaux suite à la disparition de Gisèle Halimi. L’un deux s’est montré particulièrement émouvant : il s’agit de celui de Nicolas Bedos. L’acteur et réalisateur, qui a déjà perdu son père en mai dernier, a cette fois eu des mots émouvants pour celle qui a toujours été proche de lui et pour cause : il était son filleul. "Ma marraine adorée, quelle vie que la tienne ! Les femmes te doivent tant ! La société te doit beaucoup et moi je te dois trop. Nos mercredis m’ont tout appris, j’ai eu tellement de chance", commence-t-il dans un court texte, accompagnant une photo de l’avocate.
"Cette année vient du diable, je la hais comme je t’aime. On va te relire avec respect. Le paradis affiche complet", conclut-il.
Aurélien Gaucher