En deuil, Nikos Aliagas rend hommage à un être cher : « Je ne t’oublierai pas »

Publié le 27 juin 2025 à 11:33
Lou Breton / TV / Bureau233
Marqué par la disparition d'une femme importante dans sa vie, Nikos Aliagas a partagé sa peine dans un émouvant hommage ce jeudi 26 juin.

C’est une nouvelle douloureuse partagée par Nikos Aliagas. Ce jeudi 26 juin, l’animateur emblématique de TF1 a annoncé la disparition de Katya, une femme ayant beaucoup compté tout au long de sa vie, comme il l’a expliqué dans son hommage publié sur Instagram : "Katya s’en est allée, elle avait 93 ans, elle tenait son salon de coiffure sur le boulevard Magenta depuis 1966 ! Une résistante… Katya et sa gouaille parisienne, sa gentillesse dépourvue de tout calcul, elle était comme ça, brute de décoffrage et terriblement généreuse. La doyenne du quartier."

Le bel hommage de Nikos Aliagas a Katya

Dans la suite de son hommage, Nikos Aliagas a raconté comment Katya avait été importante lors de l’arrivée de ses parents en France dans les années 1960 : "Mon père m’emmenait la voir lorsque j’avais à peine quelques mois d’existence. Andreas était un jeune homme venu de Grèce pour une vie meilleure. Katya avait accueilli mes parents dans le quartier avec simplicité et gentillesse. Elle aidait tout le monde, elle trouvait des solutions, elle qui avait tout connu : la pauvreté, la guerre, la solitude, le déclassement social, la dureté d’une ville qui perdait son âme de façon insidieuse. Et pourtant, elle ne lâchait rien, ne craignait rien, ne se plaignait jamais."

"Une reine pour moi"

"Son salon de coiffure était resté dans le jus", poursuit Nikos Aliagas, qui a partagé au passage une photographie de Katya prise quatre ans plus tôt. "Je passais la voir de temps en temps dans le quartier qui fut jadis celui de mon enfance. Katya gardait l’enthousiasme et l’émerveillement d’un enfant, elle aimait la vie, elle aimait les êtres humains. Sa disparition m’a ému. La vie est ainsi, les anciens partent souvent dans l’indifférence d’un présent égoïste et trop sûr de lui. Je pense à elle et j’espère qu’elle retrouvera ses amis et les siens là-haut. Je l’avais photographiée en février 2021 pour illustrer mon exposition. Katya la dernière des Parisiennes, née en 1932 Porte de Clignancourt, qu’on appelait la zone à l’époque. Une enfant de la zone devenue femme, amoureuse de la vie. ‘La reine des puces’ sur le marché des antiquaires après la guerre. Une reine tout court pour moi. Une reine libre et digne jusqu’à son dernier souffle. Elle qui aimait l’esprit et la musique Manouche a dû retrouver son ami Django… Paix à ton âme Katya. Je ne t’oublierai pas."

Par
Benoît Lesueur