“Elle n’est pas morte dignement” : Marc Lavoine fait de douloureuses confidences sur le décès de sa maman

Publié le 7 février 2025 à 11:09
Stevens Tomas/ABACA
Le 15 janvier dernier est sorti "Quand arrivent les chevaux", le nouveau roman de Marc Lavoine aux éditions Fayard. Le chanteur y raconte de façon romancée les dernières semaines de vie de sa maman. A cette occasion, il s'est confié sur les circonstances du décès de cette dernière, non sans tristesse et gravité. 

Le 15 janvier dernier est paru aux éditions Fayard "Quand arrivent les chevaux", le nouveau roman de Marc Lavoine. Le chanteur y raconte de façon romancée sur les dernières semaines de vie de sa maman. "Dans un monde dont les repères s’effacent, où les identités se confondent, où le temps ne semble pas toujours s’écouler dans le même sens, un fils se tient au chevet de sa mère en train de vivre ses derniers jours. Est-ce parce qu’il ne se résigne pas à la disparition annoncée de cette femme merveilleuse et irremplaçable qu’il est dans cet état ? Elle aussi, de son côté, semble perdre la tête. Mais ce qui pourrait passer pour de la démence n’est-il pas plus simplement une manière de façonner le monde à sa guise ?", a-t-on pu lire en quatrième de couverture.

Marc Lavoine face au deuil…

Invité en janvier passé sur le plateau de Sept à Huit pour le portrait d’Audrey Crespo-Mara, le comédien s’était confié une première fois sur ce deuil très difficile. "Dans ses yeux, je me sentais bien. (…) J’étais fou de ma mère", a-t-il confié. Et de reprendre grave : "Elle est mal morte, ma mère. Je me souviens être chez moi et je m’entends dire : ‘Si tu ne la sors pas de là, elle va mourir’. Elle est mise dans une clinique à côté de chez elle d’où je ne l’ai pas sortie. Pourquoi ? Parce que je ne voulais pas faire chier. Je ne voulais pas embêter. (…) C’était son petit monde". Le compagnon d’Adriana Karembeu s’est souvenu des conditions du décès de celle qui lui a donné la vie et a avoué ressentir une sorte de culpabilité… 

"J’étais dans le Gers. J’étais parti écrire des chansons. C’est ma femme de l’époque, Sarah, qui m’a appelé en me disant : ‘Ta mère est morte’. Je savais qu’elle allait mourir. Je suis rentré. Je suis allé à l’hôpital, dans cette fameuse clinique. Quand je suis rentré, là où elle était… C’est délicat de dire ces choses-là… Je ne me suis pas relevé parce que mon frère m’a relevé. Après, je ne sais plus ce que j’ai fait", a-t-il raconté à l’épouse de Thierry Ardisson. Puis de reprendre ému : "Je ne sais plus où je suis garé. Je ne sais plus où j’habite. Je ne sais plus où j’en suis. Je ne sais plus qui je suis. Je tombe par terre. Je ne peux même pas parler. Je pleure-parle. Je ne sais plus où j’en suis. Je ne l’ai pas accepté. Je ne l’ai pas laissée partir"

"Elle a raté sa mort"

Invité sur le plateau de TV5 Monde dans l’émission L’Invité, Marc Lavoine est revenu une nouvelle fois sur la perte de sa maman. "Elle a raté sa mort. Elle est morte, elle était échouée, elle n’était pas morte dignement, à mon sens. Et j’ai cru que c’était de ma faute, au départ. Mais je me suis pris pour quelqu’un de très important pour penser que c’était de ma faute. Parce qu’on se met toujours, nous, au milieu du jeu, on se dit ‘c’est de ma faute’. Non, ce n’était pas de ma faute, et j’ai compris ça en sortant le livre. J’ai compris qu’elle était fatiguée, elle n’en pouvait plus, alors elle m’a quitté. Elle a attendu que je parte écrire pour me quitter. Et voilà, j’ai fait ce parcours, ce chemin, ça a duré longtemps parce qu’il est resté sept ans sur ma table de travail, je n’osais pas le sortir, je faisais un refus d’obstacle", a-t-il détaillé face à Patrick Simonin. 

Sur son deuil difficile, le chanteur a employé des mots très forts. Au journaliste de TV5 Monde, il a assuré : "Elle m’a enlevé la vie quand elle est morte. Elle ne m’a pas donné la vie, elle m’a mis au monde. Parce que le monde ne nous appartient pas, on est au monde. On est en vie mais la vie, on ne sait pas ce que c’est. Et puis quand elle est morte, c’était évidemment une catastrophe, comme pour tous ceux qui perdent la personne qu’ils aiment". "Et puis, petit à petit, je me suis rendu compte qu’elle vivait encore en moi et qu’elle me donnait des conseils", a-t-il confié serein. 

Par
Kahina Boudjidj