“Elle mangeait de moins en moins” : Bernard d’Ormale raconte les derniers moments douloureux de Brigitte Bardot 

Publié le 27 janvier 2026 à 12:24
1956 Iéna / UCIL / Cocinor
Affaiblie par la maladie, Brigitte Bardot a traversé ses derniers mois dans une grande souffrance physique. Selon les confidences de son mari Bernard d’Ormale, les douleurs étaient devenues de plus en plus difficiles à supporter et l’icône du cinéma mangeait de moins en moins, consciente de l’épuisement de son corps. 

Le dimanche 28 décembre, l’icône s’est éteinte à l’âge de 91 ans, comme l’a annoncé la Fondation Brigitte Bardot dans un communiqué transmis à l’AFP : "La Fondation Brigitte Bardot annonce avec une immense tristesse, le décès de sa fondatrice et présidente, Madame Brigitte Bardot, actrice et chanteuse mondialement reconnue, qui a choisi d’abandonner sa carrière prestigieuse pour dédier sa vie et son énergie à la défense des animaux et à sa Fondation". Une figure mondiale, devenue au fil des décennies un symbole absolu de la cause animale, s’en allait là où elle avait choisi de finir ses jours, à Saint-Tropez.

Bernard d’Ormale seul face à la douleur 

C’est dans ce village varois, indissociable de sa légende, que se sont déroulées ses obsèques le mercredi 7 janvier. La cérémonie religieuse, célébrée à 11 heures à l’église Notre-Dame de l’Assomption, s’est tenue dans la plus stricte intimité, sur invitation. Depuis ce lieu chargé de souvenirs, Bernard d’Ormale, son dernier époux, a accepté de livrer sa douleur dans les colonnes de Paris Match. À La Madrague, expliquait-il, l’absence est partout. "L’âme de Brigitte est partout. Il faut que je passe au-dessus de mon émotion, ce n’est pas facile. Elle me manque énormément…", confiait-il, avant d’évoquer ces gestes simples du quotidien qui rythmaient encore leur vie : "Je ne l’entends plus me dire ces choses simples, ‘donne-moi à boire, reste près de moi, allume’… C’est fini"

Bernard d’Ormale est aussi revenu sur les derniers mois de Brigitte Bardot. Si la mort n’était pas un sujet ouvertement évoqué, elle l’avait néanmoins acceptée. "Même si elle ne le laissait pas voir pour ne pas nous peiner, Brigitte voulait partir", racontait-il. Et de se souvenir de ces paroles, glissées lors de périodes de souffrance physique : "J’en ai marre, je veux partir…". Le dernier combat de Brigitte Bardot fut celui contre la maladie. "À l’hôpital, elle a été entourée par des aides-soignantes formidables. Elle avait très bien résisté aux deux opérations subies pour soigner le cancer qui l’a emportée", expliquait son mari. Mais malgré les soins, elle ne rêvait que d’une chose : rentrer à La Madrague. 

Le dernier époux de Brigitte Bardot revient sur sa fin de vie douloureuse 

Dans Le Parisien, Bernard d’Ormale est allé encore plus loin dans l’intime. Il a détaillé la souffrance physique qui a marqué les dernières semaines de l’ancienne actrice. "Elle a souffert. Il y a eu une opération d’un cancer du côlon, formidablement réussie, sans métastases, mais le gros problème, c’est qu’elle avait une escarre dans le dos, ultra-douloureuse", a-t-il raconté. Et d’ajouter : "Dans la nuit, elle me réveillait… en me disant je n’en peux plus. Les antidouleurs n’agissaient plus. Elle a beaucoup maigri, elle mangeait de moins en moins. Je pense que consciente de tout ça, elle a arrêté de manger les derniers jours. Cette souffrance, c’est terrible, elle ne méritait pas ça… Elle s’est éteinte très doucement. Ce que je pouvais avoir mal au cœur pour elle. On est là comme un con, impuissant. Je restais à côté d’elle. Elle s’est éteinte très doucement".

Lors des obsèques, Bernard d’Ormale n’a pas pu lire le texte qu’il avait préparé et il a expliqué pourquoi à nos confrères. "J’avais écrit quelque chose, mais j’ai été trop ému pour parler. C’était beau toutes ces marguerites orange, sa fleur et sa couleur préférées", a-t-il commenté, avant de revenir sur l’image saisissante de son épouse avant la fermeture du cercueil : "Pas de rides, une sérénité. Elle était magnifique". Enfin, il a tenu à balayer une rumeur persistante autour de l’héritage de Brigitte Bardot. "J’ai lu qu’elle serait riche de 70 millions et ne voudrait rien léguer à sa famille. C’est scandaleux", s’est-il indigné. Avant de rétablir sa vérité : "Brigitte n’a pas une fortune excessive, ce n’est pas vrai. Elle payait l’impôt sur la fortune à cause de ses maisons, parce qu’elle avait l’usufruit de la Madrague". Une ultime mise au point importante. 

Par
Kahina Boudjidj