Décès de BB : Le jour où l’icône du cinéma a choisi les animaux plutôt que les caméras

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:30
Les Films Concordia
La comédienne du Mépris a joué dans plus de quarante films, jusqu’à ce qu’un tournage bouleverse sa carrière…

Bien plus qu’une simple star, Brigitte Bardot est une véritable icône du septième art. Elle a tourné avec les plus grands réalisateurs, passant de Roger Vadim, qui l’a propulsée sous les feux des projecteurs avec Et Dieu… Créa la femme en 1956, à Henri-Georges Clouzot, avec La Vérité, qu’elle considère comme son "meilleur film" ou encore Jean-Luc Godard pour Le Mépris, le film culte des années 1960.

Elle a également partagé l’écran avec d’autres grandes stars, comme Jane Birkin dans Don Juan 73 ou Jeanne Moreau dans Viva Maria ! en 1965. Tourné au Mexique, ce dernier raconte l’histoire de deux femmes entraînées malgré elles dans la révolution au début du XXème siècle. Figure marquante et symbole d’émancipation féminine, Bardot a très longtemps été perçue comme une icône de liberté.

Un tournage qui va tout changer pour l’actrice 

Cependant, après avoir tourné plus d’une quarantaine de films, elle décide de quitter le cinéma pour se consacrer à une cause qui lui tient particulièrement à cœur : la protection des animaux.

Le déclic survient lors du tournage de L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise, de Nina Companeez, à Sarlat, en Dordogne en 1973. Alors qu’elle incarne Marianne, Bardot aperçoit une figurante accompagnée d’une chèvre. En la caressant, elle lui demande ce qu’elle compte faire de l’animal… et la réponse change à jamais le cours de sa vie. "Dimanche, c’est la communion de mon plus jeune fils, donc nous allons faire un méchoui", lui explique-t-elle. Sans attendre, Brigitte Bardot décide de racheter la chèvre, la surnomme Colinette et l’emmène à son hôtel pour en prendre soin. Très engagée dans la protection des animaux, la comédienne fonde ensuite la Fondation Brigitte Bardot.

De la comédienne à la grande défenseuse des animaux 

Elle raconte cette expérience dans son livre Larmes de combat : "Aujourd’hui, je peux dire que mon choix était le bon. Quitter le cinéma en 1973, consacrer mes jours et mes nuits à la création d’une structure qui vendrait en aide aux animaux. Cela m’a évité d’avoir bon nombre de regrets et m’a enrichie de plusieurs façons." écrit-elle avant de révéler que grâce à ce combat, elle a pu rencontrer de nombreuses personnalités comme le Dalaï-Lama ou bien des inconnus "qui portent une humanité, une beauté, une simplicité et qui vivent en osmose avec la nature". BB s’est battue toute sa vie pour protéger les êtres vulnérables victimes de la violence humaine. Elle s’est notamment rendue au Canada pour sensibiliser le public à la chasse aux bébés phoques, une pratique jugée particulièrement cruelle, car ces jeunes animaux étaient souvent tués pour leur fourrure. Jusqu’au bout, Bardot s’est battue avec force et conviction pour la protection des animaux. Il y a seulement quelques mois, elle s’était confiée dans une interview accordée à BFMTV depuis sa mythique Madrague, où elle avait exprimé son souhait de voir abolie la chasse à courre. "C’est une horreur ce truc-là. Il faut absolument que le gouvernement français m’accorde, après cinquante ans de demandes restées sans réponse, au moins cette victoire", avait-elle exprimé, tout en étant consciente qu’il s’agissait de son dernier combat. 

Par
Malo Morcel