Ce jour où Alain Delon est venu en aide à Brigitte Bardot : “J’ai failli me noyer”

Publié le 23 août 2024 à 13:50
Gérard BEDEAU / FRANCE3
Brigitte Bardot, en deuil depuis la mort de son "ami" et "alter égo" Alain Delon, a partagé une anecdote surprenante d'un souvenir de tournage en commun avec l'acteur disparu.

En disparaissant il y a quelques jours, le 18 août dernier, Alain Delon a laissé un grand vide derrière lui. Brigitte Bardot, l’une des dernières légendes vivantes du cinéma français, s’est exprimée pour lui rendre hommage puis a accepté de se livrer davantage dans les colonnes du dernier numéro de Paris Match, afin d’en dire davantage sur le lien qui les unissait.

Alain Delon et Brigitte Bardot : un tournage mémorable

Si elle trouvait Alain Delon "odieux" auparavant, Brigitte Bardot a changé d’avis avec le temps en apprenant à le connaître, notamment lorsqu’elle lui a donné la réplique à deux reprises sur le grand écran. D’abord en 1961 dans Les amours célèbres de Michel Boisrond, puis sept ans plus tard dans Histoires extraordinaires, un thriller fantastique inspiré de trois nouvelles d’Edgar Allan Poe et réalisé par Federico Fellini et Louis Malle. "Ce qui me revient à l’esprit, c’est qu’il devenait le personnage qu’il jouait. Une anecdote : j’étais vêtue d’une lourde robe médiévale, très chamarrée, la scène voulait que nous tombions ensemble dans un bassin. J’ai failli me noyer et c’est Alain qui m’a tenu la tête hors de l’eau. Ce fut très limite, nous en avons ri souvent ensemble… plus tard !", se souvient Brigitte Bardot avec le sourire.

La lettre de Brigitte Bardot en hommage à Alain Delon

Lors du décès de l’acteur ce week-end, l’actrice reconvertie dans la protection des animaux a publié sur les réseaux sociaux une lettre manuscrite exprimant sa peine : "Alain, en mourant, met fin au magnifique chapitre d’une époque révolue, dont il fut un monument souverain. Il représente le meilleur du ‘cinéma prestige’ de la France, un ambassadeur de l’élégance, du Talent, de la beauté. Sa disparition creuse un vide abyssal que rien ni personne ne pourra combler. Je perds un ami, un ‘alter égo’, un complice. Nous partagions les mêmes valeurs, les mêmes déceptions, le même amour des animaux et je pense à une phrase d’Alfred de Vigny dans « la mort du loup.  À voir ce que l’on fut sur la Terre et ce qu’on laisse. Seul le silence est grand, tout le reste n’est que faiblesse".

Par
Hugo Mallais