Le 15 août 2023, Julien Clerc a perdu son demi-frère Gérard Leclerc dans un tragique accident d’avion survenu à Lavau-sur-Loire. Le journaliste, âgé de 71 ans, se rendait à La Baule pour assister à un concert de son frère. Gérard Leclerc était une figure emblématique du journalisme français, et avait consacré sa carrière à l’information, notamment au sein de France Télévisions et de CNews. Dans une interview accordée à nos confrères de Paris Match ce mercredi 14 mai, le chanteur est revenu sur ce drame et la douleur de la perte de son frère.
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Julien Clerc revient sur l’accident d’avion de son frère
Dans son nouvel album intitulé "Une vie", Julien Clerc a demandé à Paul Ecole d’écrire sur son frère. Pourquoi ? "Parce que j’avais envie d’en parler. Paul École connaît mal nos vies, à Gérard et à moi, mais il a réussi à écrire quelque chose qui nous ressemble, une relation faite de pudeur, deux hommes réunis par un même besoin d’évasion. Il évoque le drame sans être triste, sans être doux, juste en étant poétique", a-t-il expliqué.
A nos confrères, il s’est livré sur la douleur d’avoir perdu Gérard : "Ça a été affreux. C’est moi qui l’ai annoncé à mon frère et mes sœurs. C’était inattendu, violent évidemment, comme toute disparition, mais cela lui ressemblait aussi un peu. Gérard était un personnage qui n’avait rien à voir avec moi, si ce n’est que nous avions le même père, mais qui était beaucoup plus sociable et social que je ne le suis, qui était un vrai casse-cou, chose que je ne suis absolument pas".
Le chanteur s’explique sur sa décision de monter sur scène le lendemain de sa mort
Si certains auraient attendu avant de remonter sur scène suite à un tel drame, Julien Clerc, lui, a assuré son concert dès le lendemain. "C’était la meilleure décision à prendre", a-t-il assuré. Puis de détailler : "Et si je devais être de nouveau confronté à ce type de drame, je le referais. C’est la promesse que je me suis faite. Parce que, ce soir-là, le public m’a aidé à tenir debout. Il savait ce que je vivais, et c’est dans ces moments que mon métier est une canne extraordinaire. Il est une loupe grossissante sur le temps qui passe et, en même temps, il vous soutient". "C’est un métier tout à fait noble, où les gens m’ont rendu ce que j’ai pu leur donner. Donc il serait hors de question de ne pas partager un tel drame avec eux", a-t-il conclu.