Victorien (Star Academy) : « Aujourd’hui, j’ose beaucoup plus me dévoiler »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:35
TF1
Alors que son premier EP, Me voilà, est sorti le 4 octobre, chez Universal, Victorien revient sur son parcours à la Star Academy et son début de carrière très prometteur.

Très vite après votre élimination de l’émission le 2 décembre dernier, vous avez mis en route la machine Victorien pour profiter de cette lumière qui vous était offerte. Il fallait battre le fer tant qu’il était chaud ?

Complètement, oui. On se dit qu’il y a une perche à saisir et que cela n’arrivera pas deux fois. Et puis, j’avais la chance d’avoir déjà des chansons, c’est ce qui a permis d’activer beaucoup plus vite la machine. J’ai également pu rencontrer des gens qui m’ont très rapidement accompagné dans ce projet. Donc je n’avais pas le choix : c’était maintenant ou jamais.

Et vous n’avez rien lâché…

Le plus dur, c’était de réussir à garder cette communauté qui s’était créée pendant l’émission et d’en faire des auditeurs de ma musique. Très vite, j’ai ressenti un lien. Après ma sortie, j’ai reçu énormément de messages, c’était une grosse vague de soutien. On se dit que ça va s’estomper très vite. Et non, tous les jours, encore des messages …. Et de plus en plus, liés à ma musique. C’est le plus beau cadeau que je pouvais recevoir.

Victorien (Star Academy) : "Je n’ai pas chercher à calculer quoi que ce soit"

Votre crédo a toujours été "la musique ou rien" ?

Avant, non. J’avais peur car artiste, c’est un métier particulier, tout peut changer du jour au lendemain. Mais je suis en train de me dire qu’il y a quelque chose à faire, et que surtout, il faut le faire.

Certains candidats de l’émission, par le passé, ont été déçus du manque d’investissement des maisons de disque dans leurs carrières. Vous vous êtes dit qu’il ne fallait compter sur personne d’autre que vous pour y arriver ?

Très sincèrement, je n’ai pas cherché à calculer quoi que ce soit, je me suis juste dit que des chansons, j’en avais, et que c’était le moment de les faire entendre. Je ne savais pas sous quelle forme. Je savais juste qu’à l’instant-T, j’avais un public, et que c’était maintenant qu’il fallait y aller. Alors certes, il faut une part de calcul, mais c’est un truc que je ne sais pas faire. Ce n’est pas mon métier. J’ai des gens très compétents autour de moi qui s’occupent de ça ! (Rire).

Quelles sont les personnes qui vous entourent justement ?

Au tout début, ma sœur. Je vais parler d’elle, sinon, elle va me taper sur les doigts ! (Rire). A la sortie de l’émission, c’est elle qui m’a énormément accompagné au niveau des réseaux sociaux, du lien avec le public…Si je m’étais écouté, je n’aurais rien posté du tout et je me serais enfermé dans une cave à faire des chansons. Puis, j’ai rencontré Achille, avec qui j’ai composé le titre Tous les matins. C’est lui qui m’a présenté mon directeur artistique. Puis il y a eu ma manageuse, qui m’a présenté un compositeur et qui est aujourd’hui coréalisateur de l’EP… On a vraiment avancé très vite, il y a eu une espèce de cohésion folle.

Victorien : il présente "Me Voilà", son premier EP

A quoi ressemble ce premier EP ?

Il y a beaucoup de titres qui parlent d’amour. C’est un sujet universel qui me fascine. Il y a tellement de choses à dire…On peut parler de l’amour des gens, d’un moment de vie, d’un objet, d’un souvenir… J’ai essayé, et ça, c’était le plus dur pour moi, de faire quelques chansons un peu plus introspectives. J’écris souvent des morceaux à partir d’histoires qui ne sont pas les miennes et je me suis rendu compte que les gens attendaient que je parle aussi de moi. Ça me fait du bien, finalement…

Vos dates de concerts parisiens ont vite affiché « complet ». Étiez-vous surpris de cet engouement ?

Oui, extrêmement surpris. La première date, j’avais un peu peur de la faire car tout était parti d’une blague en soirée, une sorte de défi du genre « Faisons-le ! ». Je n’arrêtais pas de me demander : est-ce que les gens vont venir ? Est-ce qu’ils vont acheter une place ? » Résultat, on a rempli la salle en 10 minutes. C’était complètement fou.

Il y a une tournée qui arrive, des dates qui se rajoutent…Vous avancez petit à petit ?

Disons que j’ai vraiment envie de construire quelque chose de pérenne, et je pense que, malgré Star Academy, on doit passer par un développement « classique ». Alors certes, on a gagné énormément de temps par rapport à d’autres artistes, avec toute cette visibilité mais je ne suis personne dans l’industrie musicale pour l’instant. J’ai une place à trouver, et ça passe par des petites salles, une petite tournée, au moins au début, pour créer quelque chose. La suite, on verra.

Comment se sont passées vos premières scènes ?

La toute première était très stressante mais incroyable ! C’était la première fois que je pouvais chanter mes compositions devant un public venu pour me voir, moi. C’est très gratifiant. La seconde date, j’étais beaucoup plus à l’aise sur scène, j’avais travaillé avec un coach scénique.

Victorien : ses confidences sur Pierre Garnier

Êtes-vous resté en contact avec vos camarades de l’émission ?

On a un avantage certain par rapport aux premières promotions de Star Academy, c’est d’avoir les réseaux sociaux. On peut facilement suivre les projets de chacun. Je m’entends bien avec tous et plus que bien avec certains.

Et avec Pierre Garnier, votre grand copain ?

Je suis très heureux de tout ce qui lui arrive. Il le mérite un million de fois. Bien sûr qu’on continue de se voir. C’est juste plus compliqué de trouver des moments car nous avons des emplois du temps bien chargés. Et puis, on ne médiatise pas forcément nos retrouvailles …

Le 12 octobre, ce sera le retour de Star Academy. Qui étiez-vous avant votre participation et qui êtes-vous aujourd’hui ?

J’étais introverti, timide, très peu à l’aise socialement et avec mon corps. Aujourd’hui, je le suis toujours mais beaucoup moins. A force de se réveiller à la télévision devant des gens, on se pose beaucoup moins de questions quand on poste un selfie ! (Rire). On a un rapport beaucoup plus simple à son image. J’ose beaucoup plus me dévoiler, notamment dans ma musique. Franchement, c’est que du positif.

Quels souvenirs marquants restent ?

Les premiers moments, ceux où tout commence, où on se regarde tous en se disant : « OK, on est en train de vivre un truc de fou, et ça va sûrement changer notre vie ».

Quelques mots pour les prochains élèves ?

Il faut rester soi-même, de ne pas chercher à essayer de se survendre ou de créer quelque chose de faux. Juste être qui on est, et faire ce qu’on a envie de faire au moment où on a envie de le faire.

Par
Amandine Scherer