“Une génération qui parle un peu trop…” : la réponse cash de M. Pokora au tacle de Aya Nakamura

Publié le 30 janvier 2024 à 9:17
JP PARIENTE / SIPA / TF1
Le chanteur, très populaire sur scène, a fait une mise au point après les attaques sur ses ventes de disques.

"Il a gagné pour quel son ? Rien contre lui mais il n’est même pas dans le top 10", voilà comment Aya Nakamura avait réagi sur les réseaux sociaux lorsque M. Pokora a obtenu le MTV European Music Awards dans la catégorie "Artiste français de l’année" en 2020. Cela a beaucoup étonné la rappeuse, mais  M. Pokora avait incité son public à voter tous les jours sur les réseaux sociaux. Sa communauté très active et fidèle a d’ailleurs fait de lui l’artiste le plus primé aux NRJ Music Awards. Interrogé à ce sujet dans le podcast Canapé 6 Places sur Spotify, le chanteur a donné son point de vue.

"Je pense qu’on est dans une génération qui parle un peu trop de chiffres. Nous, on ne parlait pas de ça dans les années 2000. Aujourd’hui, un artiste, il a vendu dix places de concert, il va dire ‘j’ai vendu’ ! Mais jamais de notre vie, nous, on a dit au début de notre carrière ‘déjà tant de billets vendus’. On dit à la fin ‘une tournée qui a réuni tant de spectateurs’. Les albums, etc. On parle trop de chiffres ! Parlez-moi de salles remplies, c’est là le vrai succès. Parce que si tu remplis Bercy mais pas le Zénith de Dijon, ton succès il est quand même limité. Ça veut dire que tu es très parisienne, grandes villes, mais dans le reste de la France, t’as du mal !", estime M. Pokora. L’interprète de Tombé a ensuite donné un autre argument que ses détracteurs oublient de prendre en compte.

"Faut arrêter de penser qu’un artiste fait des tubes pendant vingt ans, trente ans. Faut arrêter de penser que les grandes carrières, ce sont des gens qui font des tubes sur chaque album ! C’est les jeunes carrières qui font des tubes sur chaque album. Après, c’est à toi de (…) fidéliser cette fanbase et de la garder à vie, d’être assez bon sur scène et avoir un répertoire assez riche pour que les gens viennent. (…) Il faut arrêter de comparer les anciens avec la nouvelle génération. Dans les carrières qui ont plus de vingt ans, les plus gros tubes ils sont plus derrière toi que devant toi. Il faut juste accepter ça", a-t-il conclu.

Par
Hugo Mallais