« Un petit groupe de gens qui votent entre eux » : Marc Lavoine règle ses comptes avec les Victoires de la musique

Publié le 2 octobre 2023 à 15:17
Marechal Aurore/ABACA
Alors qu'il a déjà fait part de son désintérêt pour les Victoires de la musique par le passé, Marc Lavoine a une nouvelle fois lourdement taclé la cérémonie diffusée sur France Télévisions.

Marc Lavoine n’aime pas les Victoires de la musique et ne s’en cache pas. En près de 40 ans de carrière, le chanteur n’a reçu d’une seule récompense dans la célèbre cérémonie. C’était en 1997, où le titre C’est ça la France avait été désigné comme étant le meilleur clip de l’année. "J’y ai cru parce que j’y suis allé beaucoup. Jusqu’à Je descends du singe (2013) où j’ai été nommé pour la Chanson de l’année. On ne m’a pas donné la Victoire… Ils m’ont quand même demandé de venir, de chanter, tout ça… C’est une émission de télévision quoi", déclarait amer à ce sujet Marc Lavoine auprès de Télé-Loisirs en 2019. L’ancien juré de The Voice avait même partagé son désamour total pour la cérémonie : "Moi je n’aime pas du tout les Victoires de la musique. J’aimerais qu’on me raye des listes. Les Victoires de la musique pour moi ça n’a aucun intérêt. Je trouve que c’est 300 personnes qui votent entre elles. Il y a une forme de lobbying là-dedans que je trouve un peu crétin. Moi j’ai quitté l’école à 14 ans, c’est pas pour avoir aujourd’hui des notes de gens dont je me passe."

Ce dimanche 1er octobre, à l’occasion d’un entretien accordé au JDD, Marc Lavoine a réitéré son détachement vis-à-vis des Victoires de la musique, où il ne se rend plus. En marge d’une question sur ses origines de banlieusard, lui qui a grandi dans l’Essonne (91), l’artiste aujourd’hui âgé de 61 ans a assuré qu’il ne trouvait pas sa place dans des endroits à l’image des cérémonies de récompense : "Par rapport au petit milieu parisien, je me sens comme un Portugais. C’est la raison pour laquelle je ne vais pas aux Victoires de la musique. J’ai même demandé qu’on me raye des listes. Un petit groupe de gens qui votent entre eux, dans leur coin, ça ne m’intéresse pas. Je suis resté proche de ma banlieue, où les femmes exercent une influence positive, à travers leurs engagements. Elle est une raison d’espérer."

Par
Benoît Lesueur