“Tu me manques, Dali” : Line Renaud écrit un poème poignant à Dalida

Publié le 4 mai 2022 à 7:47
Serge Arnal / Starface
À l'occasion du 35ème anniversaire de la disparition de Dalida, Line Renaud lui a rendu un hommage vibrant sur les réseaux sociaux.

Un hommage dans les règles de l’art. 35 après la mort de Dalida, qui s’est donnée la mort à Montmartre le 3 mai 1987, l’inoubliable chanteuse est au coeur de l’actualité. Mise à l’honneur dans le premier numéro de Hôtel du Temps, la nouvelle émission de Thierry Ardisson sur France 3, l’interprète de Paroles, paroles a eu droit à un poème bouleversant signé Line Renaud, avec qui elle était proche. Ensemble, deux ans avant son décès, elles avaient d’ailleur organisé un gala caritatif pour la recherche contre le SIDA.

Sur les réseaux sociaux, l’actrice engagée écrit : "Dali, Moi je viens d’Armentières et toi tu viens du Caire. Mais la géographie, dit, qu’est-ce que ça peut faire ? Notre pays à nous, sur aucun planisphère, est situé sur la scène, là, devant les lumières. Tu venais du soleil, et je viens de la pluie, mais qu’est-ce que ça peut faire, dit, la géographie ? Les artistes après tout viennent d’un même pays où l’on vit dans les rêves, où l’on rêve sa vie".

Impossible pour Line Renaud de ne pas ensuite évoquer les démons de l’icône regrettée : "Mais qui séchait tes larmes après ton tour de chant, après les ovations, les applaudissements ? Le spectacle fini, qui t’écoutait vraiment ? Ton désespoir à toi n’était pas d’ornements. Qui pouvait apaiser ta douleur infinie ? Je pense à toi, je crois, chaque jour de ma vie. Viens Dali, viens, écoute, voici quelques nouvelles : si le monde est moins bleu, la vie est toujours belle". 

Enfin, celle qui a marqué l’histoire du music-hall a célébré la mémoire de Dalida avec des mots particulièrement émouvants : "Tu me manques souvent, tu me manques Dali ; je pense à toi, je crois, chaque jour de ma vie. (…) Tant que l’on est vivant dans le cœur et l’esprit de tant de gens connus, inconnus, tous amis, on aura beau partir, que veux-tu, c’est comme ça, on aura beau mourir, on ne disparaît pas". 

Hugo Mallais

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