Comment allez-vous ?
Ça va, je suis très surprise. J’ai entendu que l’émission a super bien marché hier soir, ça me fait vraiment plaisir de savoir ça. J’ai des messages de fans en France qui sont super contents de mon passage à la télévision dans Mask Singer, j’ai de très bons retours.
Vous attendiez-vous à ce que Kev Adams vous démasque aussi rapidement ?
J’étais étonnée, pour être franche. Parce que Kev – ou Kévin, comme je l’appelle ! Je me souviens quand il m’a dit : "Il n’y a que ma mère qui m’appelle Kévin !" (Rires) … Mais c’est vrai qu’il était très très jeune quand j’ai commencé à la télé en France, donc je me demandais comment il a pu deviner que c’était moi.
Connaissiez-vous l’émission avant d’être contactée ?
Je ne la connaissais pas beaucoup, je suis rentrée dans l’aventure sans rien savoir. Du coup, je ne m’attendais à rien et j’ai pris un immense plaisir. J’étais vraiment contente de découvrir tout ça. Je ne suis pas une grande consommatrice de télévision. Je suis plutôt une junkie de l’information et j’aime beaucoup les documentaires, les films pas commerciaux…
Certains costumes sont plus contraignants que d’autres, dans l’émission. Comment était le vôtre ?
Mon costume de Plante Carnivore était vraiment génial. Il avait une bonne souplesse ! Étant claustrophobe, j’avais un peu peur, mais la grande ouverture de la bouche qui se trouvait au niveau de ma tête me permettait de bien respirer, et de rester calme. Je n’étais pas du tout stressée, très à l’aise. D’autant plus que les équipes sont formidables dans Mask Singer. Ils sont tous extraordinaires.
Quelles chansons aviez-vous prévue d’interpréter en demi-finale et en finale ?
Je devais chanter Voilà de Barbara Pravi, qui est une chanteuse qui me plaît énormément. Je la trouve absolument formidable, et cette chanson m’a beaucoup marquée. J’avais également préparé Cold Heart d’Elton John, Le Portrait de Calogero et J’ai cherché d’Amir.
À lire également
Deux stars internationales démasquées dans Mask Singer ce vendredi sur TF1 : qui sont-elles ?
Vous avez chanté en anglais, puis en espagnol avant de chanter en français…
Quand on veut brouiller les pistes, il faut y aller à fond, bien sûr ! (Rires) Et j’adore La Fama de Rosalía, c’est une des plus grandes popstars de la planète en ce moment. Je trouve tout ce qu’elle fait extraordinaire, et cette chanson en particulier. Ça va devenir un classique. Quant à I Ain’t Worried de OneRepublic, je trouvais le texte intéressant, mais ce n’était pas du tout évident à chanter. En français, j’ai chanté Le vent l’emportera, que j’aime depuis très longtemps pour sa poésie.
Pendant cette performance, vous avez fait pleurer Élodie Frégé et Michèle Bernier !
Élodie est une très belle femme, que j’ai vue grandir à la télé et dans la musique. C’est quelqu’un que j’apprécie tellement, et qui a une très grande sensibilité et énormément d’empathie. C’est rare, elle n’a pas peur de montrer ses émotions. Après le tournage, elle est même venue me féliciter et me remercier pour ce moment. Je me suis vraiment imprégnée de la chanson, et ça l’a touchée.
Comment avez-vous vécu tout le protocole pour garder le secret autour de votre identité ?
C’était lourd ! (Rires) C’est quelque chose qui était nouveau et très inhabituel pour moi. C’était intrigant mais un peu fatigant, car il y a énormément de choses mises en place, et il faut absolument être fidèle au protocole pour que personne ne sache qui l’on est. Et après toutes ces années à faire des plateaux de télé en France, j’ai connu des personnes que j’ai croisées dans Mask Singer, mais je ne pouvais pas aller leur parler, leur demander comment ils allaient… Ce n’était pas un protocole facile à suivre. Pas du tout. C’était beaucoup de travail. Cela dit, j’apprécie être anonyme. C’est peut-être difficile à comprendre pour certaines personnes, j’adore mon travail mais je ne suis pas faite pour être au centre de l’attention 24h/24. Ce n’est pas sain pour moi, j’ai besoin de mon espace personnel.
Pouvez-vous nous parler de vos deux singles qui sortent le vendredi 26 mai prochain ?
Il y a une chanson en français, Danser sur la glace, et une autre en anglais, House, qui veut dire "maison". Elles ont été écrites à la fin de l’année 2020, au milieu de la pandémie du Covid, et elles parlent de l’importance de la maison au sens propre, et de ce que l’on construit au sens métaphorique. Elles parlent aussi de ce que représente la maison : la sécurité, l’endroit où on est suffisamment à l’aise pour être soi-même et vivre toutes ses émotions, où l’on peut crier, rire et pleurer. Depuis trois ans, on danse tous un petit peu sur la glace. Le sol est très fin, la vie est périlleuse, il suffit d’un rien pour que la glace ne se casse.
À lire également
Votre nouvel album sortira le 14 juillet 2023, vous l’avez appelé Love Saves (L’amour est sauveteur, ndlr)…
C’est un album très très honnête. Brut, même. C’est un disque très très cru. Je n’ai pas du tout peur de dire ce que je pense. Je balance, quand même ! Aujourd’hui, il y a tellement de choses qui sont cachées, c’est épuisant. Donc l’art, c’est un des seul secteur dans le monde où on a l’opportunité d’être très franc, quand on en a le courage. On est des observateurs de ce qui se passe dans le monde, et c’est notre devoir de le raconter. Il y aura trois chansons en français, dans cet album.
Serez-vous de retour parmi Les Enfoirés en janvier 2024 ?
Peut-être, on va voir ! J’ai de très bons souvenirs des Enfoirés. J’espère que le public apprécie ce partage de la communauté artistique française. C’est unique au monde de voir un collectif d’artistes qui a pour objectif de nourrir les gens qui en ont besoin, et qui réuni des personnalités de tous les horizons. Je trouve cette cause extrêmement noble. D’ailleurs, à chaque fois qu’il se passe quelque chose dans le monde, un désastre naturel ou autre, il y a toujours la communauté artistique qui se soulève, qui se retrousse les manches, et qui fait en sorte d’aider. Je ne vois pas d’autres secteurs qui font ça gratuitement.
Tina Arena sera à Paris le jeudi 16 novembre 2023 à la Salle Pleyel pour une représentation unique en France.
Propos recueillis par Jordan Landreau