Stromae : une danseuse balance sur les conditions de travail de son dernier clip

Publié le 11 mars 2022 à 13:48
Abaca
Une danseuse et une figurante de Stromae a dénoncé le salaire et les conditions de travail sur son dernier clip, "Fils de joie".

En cette année 2022, Stromae a opéré un come-back très attendu par son public après s’est écarté pendant huit ans des projecteurs et mis en retrait pour prendre soin de lui. Mais pour le plus grand plaisir de ses inconditionnels, le chanteur n’est pas revenu les mains vides puisqu’il a concocté album baptisé "Multitude". Dans ce disque, l’interprète de "Papaoutai" se distingue avec une multitude de sons et d’instruments, baignés dans son univers singulier et avec sa voix envoûtante. L’occasion pour lui d’évoquer des thématiques graves et profondes comme son burn-out, sa dépression, mais aussi la paternité, le féminisme ou le couple.

Mais si ce retour est déjà une réussite, un petit grain de sable vient de se glisser dans les rouages. Une danseuse, qui a participé au tournage du clip "Fils de Joie", dont le clip a été publié cette semaine sur les réseaux sociaux, a dénoncé le faible montant du cachet. "Toi qui défends des valeurs de justice sociale, pourquoi avoir choisi Abyssal production qui ne semble même pas se préoccuper de rémunérer décemment les travailleur.euses de la culture ? 150€ pour 5 jours de travail (répétitions, essayage et tournage en extérieur)", a déploré celle qui aurait quitté le tournage après seulement deux jours selon les informations de la RTBF. 

Par la suite, la jeune femme s’est également émue des conditions de tournage. "Ça implique une très grande disponibilité puisqu’on devait être là à partir de 6 heures du matin et globalement, la journée se terminait vers 17h. Et ça deux jours de suite. Le souci, c’est quand on se rend compte de ce que ça demande en termes de temps, de disponibilité, d’énergie, et là, en l’occurrence, de condition physique, puisque le tournage s’est déroulé au mois de janvier et qu’il faisait à peu près 1º mais ressenti -2°, sachant qu’on ne bougeait pas. Ça veut dire qu’on reste sur des scènes le temps que les caméras passent, en tant que public on était statique. C’était extrêmement difficile (…) 30 euros par jour, on est bien évidemment en dessous du salaire journalier légal en vigueur… C’est tout à fait irrecevable", a-t-elle fustigé.

L.T

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