RÉUNIES PAR UN… HOMME
L’artisan de la formation des Spice se nomme Chris Herbert. Impressionné par le succès d’un boys band comme Take That, il se dit qu’il y a de la place pour un équivalent féminin et fait passer une petite annonce disant rechercher des «filles futées». Près de 400 candidates sont auditionnées en mars 1994, avant que les profils de Geri Halliwell, Victoria Adams, Melanie Brown (Mel B), Melanie Chisholm (Mel C) ne s’imposent. Ainsi que Michelle Stephenson. Mais celle-ci est vite remplacée par une jeune actrice : Emma Bunton.
UN SLOGAN EMPRUNTÉ À DES PUNKS
Si les Spice Girls ne se considèrent pas vraiment comme des féministes, leur attitude et leur mot d’ordre («Girl power !») va beaucoup faire pour leur succès auprès des ados. C’est Geri qui suggère ce slogan, après avoir remarqué un fanzine américain nommé Girl Power, très apprécié de groupes punks et grunge américains féministes (Bikini Kill, L7) issus du mouvement riot grrrl.
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UN HARCÈLEMENT QUASI SYSTÉMATIQUE
Le succès météorique du groupe s’accompagne d’un immense contrecoup, en particulier dans la presse britannique. Tout au long de leur carrière, en groupe ou solo, les membres des Spice Girls ont subi des attaques, notamment sur leur physique : trop maigres, trop grosses… Lorsque Mel B et Victoria sont tombées enceintes, à 23 ans, elles ont même été accusées de favoriser le nombre très important de grossesses chez les ados britanniques.
Spice Girls : Girl power, ces filles qui ont changé le monde : vendredi 23 septembre à 22h25 sur Arte
Frédérick Rapilly