Recommence-moi, votre premier album en solo, a été publié en mai 2024. Depuis, il s’est passé beaucoup de choses pour vous. Quelle est l’image la plus forte qui vous vient à l’esprit quand vous rembobinez l’année passée ?
Santa Ce moment où j’ai chanté Vivre pour le meilleur, de Johnny, au Stade de France, lors de la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques. Quand je stresse, j’ai la sensation que mon cœur ralentit, et là, je me souviens de tout, comme si ça s’était étiré pendant une heure, alors que ça a duré, quoi, quatre ou cinq minutes. Il y a la pluie, tout ce monde, les caméras, ma cape qui ne voulait pas s’envoler. Dix minutes avant, j’avais motivé tout le monde : « Moi vivante, cette cape s’envolera ! » Et elle a volé. C’est un moment extraordinaire pour moi. Je voulais tout donner, je voulais que tout soit parfait.
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Et la chose la plus folle que vous ayez faite pendant cette année ?
Sortir un album en français. Je n’aurais jamais imaginé un jour faire ça. Avec mon groupe Hyphen Hyphen (un trio electro-pop originaire de Nice, ndlr), j’ai toujours chanté en anglais. C’était ma langue naturelle pour faire de la musique. Tout est allé très vite.
Aujourd’hui, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Je prépare les Victoires de la musique. Les gens ne le savent pas forcément, mais je suis ma propre productrice, et quand je prépare une performance, un numéro, c’est mon argent que j’engage. Je veux que les gens qui viennent en concert aient la sensation de voir quelque chose de spécial. Et là, je ne veux manquer ce moment à aucun prix. J’ai l’occasion de montrer mon travail à mes pairs, aux professionnels, au public et aux téléspectateurs. Il faut que je sois à la hauteur. Je vous promets de faire quelque chose de vertigineux sur scène aux Victoires.
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"Le français m’a rendue beaucoup plus impudique"
Le fait d’écrire vos morceaux en français, et non plus en anglais, comme vous le faisiez avec Hyphen Hyphen, est-ce que cela change aussi tout pour vous ?
Oui. Le français m’a rendue beaucoup plus impudique et m’a contrainte aussi à avoir une discipline. Mais quand j’ai écrit La Différence, Popcorn salé, j’étais une inconnue. Je ne me rendais pas compte de l’impact que ces chansons auraient.
L’interview de Santa est à retrouver en intégralité dans le nouveau magazine Télé 7 Jours. Disponible dans les kiosques dès ce lundi 10 février.