Natasha St-Pier se confie sur sa demande de naturalisation française : « Je veux pouvoir voter »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:26
capture écran Youtubr
Installée en France depuis plus de vingt ans, Natasha St-Pier est revenue sur ses démarches pour obtenir la nationalité française…

Ce lundi 27 octobre, Natasha St-Pier était invitée sur Europe 1 pour présenter son nouvel album de reprises, « Ma plus belle histoire d’amour ». Si la chanteuse canadienne est venue parler de musique, la conversation a rapidement pris un tour plus intime, lorsqu’elle a révélé être en pleine démarche pour obtenir la nationalité française. Pour celle qui a conquis le public hexagonal depuis plus de vingt ans, ce choix s’est imposé comme une évidence.

Natasha St-Pier franchit une nouvelle étape dans sa vie en France

"En préparant cet album, j’ai réalisé que j’avais passé autant de temps sur le territoire français, qu’au Canada. Ça m’a fait me dire que je suis autant Française que Canadienne et j’ai demandé ma naturalisation française" a-t-elle expliqué. Et d’ajouter : "J’ai rempli tous les documents, j’ai passé tous les examens, c’est dans les tuyaux et je vais voir si on me dit, ‘oui vous êtes dignes ou non on a pas besoin de vous’" lance-t-elle avec humour.

Mais derrière la légèreté de son ton, la démarche est très sérieuse : "J’attends la réponse, mais c’est un processus assez long. J’ai fait un test de français, écrit et oral et c’est très sérieux ! Ça se passe dans des endroits où tout est accrédité, on est dans une petite classe devant un ordinateur. Après on est vu par un examinateur qui nous fait jouer des scénettes où il faut que l’on ait un vocabulaire cohérent. Par exemple ma scène c’était d’appeler pour demander un devis à un décorateur d’intérieur pour refaire ma maison. Donc on joue la scénette et il faut qu’on soit capable de poser des questions de se faire comprendre".

Natasha St-Pier : "Je contribue à ce pays et je voulais pouvoir aller jusqu’au bout"

Une formalité pour la chanteuse francophone, qui affirme avoir eu une "très bonne note" à son examen de français, "j’étais fière de moi" a-t-elle souligné. Une démarche qui répond à un désir profond d’engagement : "Mon fils a la double nationalité : française-canadienne. Et moi je vis ici, je contribue à ce pays et je voulais pouvoir aller jusqu’au bout, c’est-à-dire m’impliquer plus, de pouvoir voter, de pouvoir exister pleinement au-delà de juste payer mes impôts" explique-t-elle. "Et même si je veux faire des démarches pour mon fils, c’est toujours à son papa de les faire, parce que c’est le parent français qui doit les faire. Donc mon rôle de maman c’est aussi de m’en occuper" a-t-elle conclu.

 

 

Par
Sarah Ibri