À quelques jours du concours, diriez-vous que vous y allez la peur au ventre ou la rage au ventre ?
Slimane Ah, j’y vais la rage au ventre ! J’ai plus qu’envie d’y être. Le fait d’avoir participé aux pré-parties (des shows en Europe avec d’autres candidats, ndlr) m’a donné encore plus hâte ! C’est une histoire qui, finalement, commence à dater pour moi. J’ai été le premier candidat à sortir ma chanson, en novembre dernier. Donc là, il est temps ! Je suis prêt. Je suis impatient de montrer à l’Europe ce qu’on a préparé, de chanter Mon amour. J’ai l’impression de la chanter tout le temps, mais que la « vraie fois » n’est pas encore arrivée. C’est très bizarre comme sensation.
Y a-t-il une forme de pression à représenter tout un pays lors d’un concours européen ?
Non, ce n’est pas une pression, c’est une fierté. Je suis très content de représenter la France et la musique française. C’est un défi pour moi, celui de repartir presque de zéro, face à un public qui ne me connaît pas, qui ne connaît pas mon parcours. C’est aussi pour ça que j’ai voulu faire l’Eurovision avec cette chanson, car j’ai l’impression qu’elle me représente. Je crois qu’elle me montre tel que je suis, avec tout ce que j’ai dans le cœur.
Qu’est-ce qui fait, selon vous, que Mon amour pourra se distinguer à l’Eurovision ?
Je suis un peu un extraterrestre, même pour les autres candidats. Mon amour est la seule vraie ballade de tout le show. En faisant ce choix, qui me correspond à 1000 %, je suis finalement très à part. Je chante en français, ma langue natale, aussi. La scénographie que l’on va proposer sera immersive. On va sortir du lot, pour le meilleur, j’espère ! Et je crois plus que jamais, encore plus maintenant que je chante à l’étranger, au pouvoir de la musique, au pouvoir de la voix, au pouvoir de l’interprétation. Les gens n’ont pas besoin de comprendre chaque mot. J’ai eu des doutes, je me suis même dit, parfois : « Peut-être qu’il faudrait mettre un refrain en anglais. » Mais ça n’aurait pas été moi.
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Slimane est prêt à briller
Cette prestation montrera-t-elle autre chose de vous au public français ?
Ah, je le souhaite ! Parce qu’il y a eu tellement de préparation, d’entraînement… comme si j’étais un sportif. Zack Reece, le directeur artistique de la prestation, a réussi à sublimer tout ce que je suis, donc j’espère sincèrement que les Français vont le voir. Je veux qu’ils soient fiers.
Avez-vous l’esprit de compétition ?
Oui, mais seulement avec moi. Dire que je ne veux pas gagner, ce n’est pas vrai. Je rêve de la victoire, bien sûr, mais je reste juste envers moi-même. Je ne remettrai pas tout en question si je suis mal classé. Peu de gens le savent, mais ce concours est très physique et prenant.
Comment se sont passées vos dernières semaines, et à quoi vont ressembler les jours à venir ?
Je n’ai pas de jour de repos, j’ai parcouru cinq pays en cinq jours. C’est un tourbillon. D’ailleurs, j’en parlais avec Alexandra (Redde-Amiel, directrice des divertissements de France Télévisions et cheffe de la délégation française à l’Eurovision, ndlr). Je lui ai dit : « Tu sais, pour les prochains artistes, peut-être que ce serait bien, avant, de leur demander si, psychologiquement, ils se sentent capables de le faire. » Parce que malgré tout ce que j’avais fait auparavant – et j’ai eu la chance de faire plein de choses –, j’ai quand même été pas mal bouleversé. Heureusement, je suis très bien entouré, mais c’est un marathon, les Jeux olympiques des chanteurs ! C’est exigeant.
L’interview de Slimane est à lire en intégralité dans le nouveau magazine Télé 7 Jours, disponible en kiosque ce lundi 29 avril.