L’heure de la retraite n’a pas encore sonné pour Salvatore Adamo. A 82 ans, le chanteur continue sa belle route dans la musique. Après un album – Des nèfles et des groseilles – sorti en novembre 2025, il s’apprête à remonter sur scène dès février prochain en France. "Aujourd’hui à l’âge qui est le mien, j’ai tendance à me demander si j’ai vraiment mérité tout ce qui m’est arrivé. Pourquoi j’ai réussi à vivre une vie heureuse quand d’autres se battent pour survivre. Il y a encore des gens qui achètent mes albums et des billets pour mes concerts", avoue le chanteur dans Paris Match.
L’aveu de Salvatore Adamo sur sa carrière
Modeste, lui qui a vendu plus de 100 millions de disques dans le monde, fait un constat surprenant sur son succès. "Je n’ai fait qu’adapter les chansons siciliennes de mon enfance. Dans les années 1950, j’ai été bercé par ces mélodies que mes parents mettaient en boucle", assure celui qui a pourtant écrit et composé de nombreux tubes. Pour réussir dans la musique, Salvatore Adamo a travaillé d’arrache-pied en refusant très peu de propositions, ce qu’il regrette un peu aujourd’hui. "J’ai sacrifié ma jeunesse à la musique. On ne disait jamais « non », on acceptait toutes les émissions, y compris celles de seconde zone. Mon père estivait que ce qui m’arrivait était une telle chance, qu’on ne pouvait pas faire la fine bouche. J’aurais dû être plus méchant, plus offensif parfois… Moi je suis celui qui ne sort jamais de ses gonds".
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Salvatore Adamo se confie sur son enfance modeste
Si Salvatore Adamo avait une telle envie de réussir dans la musique, c’est pour prendre une sorte de revanche sur la vie. "Mes parents n’avaient pas les moyens de nous acheter des vêtements. Je voyais, adolescent, le regard des filles sur mes habits… Alors, malgré mon filet de voix, j’ai eu envie de leur montrer qu’elles avaient tort que moi aussi je pouvais porter beau", explique-t-il à nos confrères. Le chanteur doit beaucoup aussi à son père, Antonio, décédé en 1966. "A mes débuts, je n’avais que peu d’engagements (…) Un jour, trop fatigué, je n’ai pas eu envie d’y aller. Quand mon père m’a trouvé à la maison, il a piqué une colère noire et a exigé que j’honore le contrat. Il a commandé un taxi, le trajet m’a coûté plus cher que mon cachet", raconte-t-il en reconnaissant avoir "appris la leçon".