K. Maro parle à cœur ouvert de sa dépression après Femme Like U : « La drogue était la ligne qu’il ne fallait pas franchir »

Publié le 24 avril 2024 à 15:44
Canal+
Si K. Maro a connu un succès considérable grâce à son titre Femme Like U, Cyril Kamar de son vrai nom a toutefois vécu une période sombre à la suite de ce tube...

C’est l’un des artistes les plus célèbres des années 2000 en France. En 2004, K. Maro sort son deuxième album La Good Life comprenant la chanson Femme Like U. Ce titre change la carrière de l’artiste grâce à son succès considérable. Véritable tube, Femme Like U a depuis traversé les époques, permettant au natif de Beyrouth de devenir une véritable star.

Ce mardi 23 avril, celui qui se nomme dans la vraie vie Cyril Kamar était invité sur le plateau de Clique sur Canal+ afin de présenter son autobiographie intitulée Renaissances. Dans son livre, l’homme aujourd’hui âgé de 44 ans revient sur le succès qui a suivi Femme Like U, qui a entraîné une dépression de l’artiste : "La santé mentale n’a pas tenu… Au bout d’un moment j’ai brûlé la chandelle par les deux bouts. J’ai fini hospitalisé à 42 ou 43 kilos", raconte K. Maro face à Mouloud Achour.

K. Maro a dit non à la drogue

Cyril Kamar a ensuite expliqué les symptômes de son mal-être à l’époque : "La fatigue, tu as l’impression que tu n’arrives jamais à récupérer. En même temps, je mélangeais le boulot que je faisais auprès de mes équipes, ma carrière, le succès et répondre à la demande, les voyages… Femme Like U était numéro 1 dans une vingtaine de pays, dont il fallait que je voyage dans ces pays pour en faire la promotion, des showcases, des concerts…"

"Les premiers signes avant-coureurs étaient la perte de poids et cette espèce de fatigue", poursuit K. Maro. "Je revois des images qu’on passe de moi de 2004, 2005 et 2006, je pense que ça se voyait que j’allais mal tourner." Malgré tout, l’artiste s’était fixé une limite, celle de la drogue : "Je trouvais que mes parents pouvaient me pardonner de mettre une baffe ou deux quand je n’arrivais pas à supporter l’autorité, mais je pense qu’ils ne m’auraient jamais pardonné… La drogue était la ligne qu’il ne fallait pas franchir pour eux. Alors que j’ai été ultra tenté quand j’étais jeune. Dans les studios, il y avait des ‘saladiers’, avec de quoi faire un gâteau, de quoi sauter comme un lapin… Il y avait ce qu’il fallait. Plus les saladiers étaient gros, plus le studio était badass."

Par
Benoît Lesueur