Julie Pietri, harcelée par des producteurs : « J’ai mis ma carrière en péril, pour ne pas passer à la casserole »

Publié le 12 mars 2026 à 15:10
Marechal Aurore/ABACA
Julie Pietri s’est confiée sans détour sur ses débuts dans l’industrie musicale. La chanteuse révèle avoir dû quitter plusieurs maisons de disques après avoir subi des pressions et du harcèlement...

Alors qu’elle s’apprête à célébrer ses 50 ans de carrière avec la sortie de l’album Iconic Résonance et une tournée qui passera notamment par l’Alhambra à Paris le 4 avril, Julie Pietri était l’invitée de Christophe Beaugrand sur M Radio. au cours de l’entretien, la chanteuse est également revenue sur ses débuts difficiles dans l’industrie musicale.

Julie Pietri, victime de harcèlement

Elle évoque notamment les pressions auxquelles elle a été confrontée au début de sa carrière. "C’était une autre époque et d’autres moeurs. Heureusement, aujourd’hui, ça ne fonctionne plus comme ça. Moi, j’ai dû quitter certaines maisons de disques parce que j’ai été harcelée", confie-t-elle. La chanteuse raconte en effet avoir reçu des propositions inacceptables pour poursuivre sa carrière. "On me disait : ‘Si tu veux faire un deuxième disque, il faut que tu me rejoignes…’ Donc je suis partie de ma première maison de disque ou j’avais signé Maria Magdalena, pour harcèlement".  

"J’ai mis ma carrière en péril pour ne pas passer à la casserole!"

La situation ne s’est pas améliorée par la suite, puisqu’elle affirme avoir rencontré des difficultés similaires avec un autre producteur. "Avec le producteur de Sheila, c’était à peu près la même chose. En plus d’être malhonnête, je ne récupérais pas mes ventes de disques", poursuit-elle. Selon l’interprète d’Ève lève-toi, son tempérament affirmé a parfois joué contre elle dans le milieu musical. "On disait : ‘Elle est chiante, on ne va pas lui faire faire un deuxième ou un troisième disque.’ Parce que je disais non et que je ma barrais", raconte-t-elle. Un choix qu’elle assume même s’il a eu des conséquences sur sa trajectoire professionnelle. "J’ai mis ma carrière en péril pour ne pas passer à la casserole!", a-t-elle conclu.   

Par
Sarah Ibri