Alors qu’il a été incarcéré pendant six mois cette année en détention provisoire pour "viols et agressions sexuelles sur mineur de plus de 15 ans" et "corruption de mineure", Jean-Luc Lahaye a annoncé qu’il se produirait le 23 décembre prochain lors d’un concert afin de célébrer ses 70 ans. Cette annonce a choqué les deux plaignantes, qui ont également pointé du doigt le nom très déplacé donné au concert, à savoir Le Phoenix.
"Pour moi ça s’est passé dans les loges en grande partie, dans les coulisses des concerts, donc forcément je suis heurtée que la programmation de ces nouvelles dates soit autant banalisée. C’est justement son métier d’artiste et sa notoriété qui lui permettent d’agir avec plus de facilité", s’est insurgée l’une des victimes présumées sur RMC. Une autre victime a qualifié les spectacles du chanteur comme son "terrain de chasse". "Je ne comprends pas que la justice ne lui ait pas interdit d’entrer en contact avec des mineurs. Il a toujours le droit aujourd’hui et, vraiment, je trouve cela extrêmement choquant", a-t-elle dénoncé au début du mois d’octobre.
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Mais cette semaine, BFMTV a révélé que la justice a décidé, le 4 octobre dernier, d’interdire Jean-Luc Lahaye "d’exercer l’activité professionnelle qui aurait permis la commission des infractions pour lesquelles (il) est mis en examen". Cela concerne donc les "apparitions et représentations publiques dans le cadre de son activité d’artiste" mais également toute "activité impliquant un contact avec des mineurs", a indiqué la juge d’instruction chargée du dossier. L’interprète de Débarquez-moi n’entend pas se laisser faire a fait appel à cette décision, selon l’AFP. Ce recours sera examiné dans les mois à venir. Son concert prévu le 23 décembre à Paris est donc pour le moment interdit.
Hugo Mallais