L’interprète de La Kiffance, le rappeur marseillais Naps a été accusé en octobre 2021 de viol. Une jeune femme de 20 ans a déposé plainte le 1er octobre de la même année et a expliqué qu’après avoir passé une soirée en boîte de nuit avec la star le 30 septembre, festivités qu’ils auraient prolongées dans la chambre d’un hôtel parisien. Elle affirme qu’il l’aurait agressée sexuellement sans qu’elle ne parvienne à le repousser, "ses membres étant paralysés". "Selon une source proche de l’enquête, l’alcoolisation pourrait tout autant avoir diminué la conscience de la jeune femme", avaient indiqué, à l’époque, nos confrères du Point. Une enquête avait été ouverte dans la foulée par le parquet de Paris, et confiée au deuxième district de la police judiciaire.
Le rappeur face à la justice
Naps avait alors réagi sur Instagram : "Je vois dans la presse les rumeurs qui circulent et recirculent… ça salit mon nom alors que j’ai rien fait, j’ai même pas été contacté par la police je sais même pas de quoi il s’agit en vrai". Depuis, silence radio jusqu’en juillet dernier lorsqu’on a appris, via nos confrères du Parisien, qu’un juge d’instruction avait ordonné que le chanteur Nabil Boukhobza, de son vrai nom, soit jugé pour viol devant la cour criminelle départementale de Paris. L’avocat de Naps avait indiqué à l’AFP avoir fait appel de l’ordonnance du magistrat instructeur rendue le 15 mai. Son avocat, Me Nabil Boudi, avait déclaré à nos confrères que "Naps conteste intégralement, avec la plus grande fermeté" les accusations de viol.
En août passé, nos confrères du Parisien ont révélé qu’après sa mise en examen pour des faits de viols et d’agressions sexuelles commis le 2 août à Saint-Cyr-sur-Mer (Var), le rappeur a été incarcéré le jeudi 22 août. Le parquet de Toulon a précisé à nos confrères que l’artiste a manqué à deux obligations de son contrôle judiciaire. Selon les informations du Parisien, le chanteur marseillais n’a pas respecté son interdiction de se rendre à Marseille et n’aurait pas versé la première partie de son cautionnement.
Naps sort du silence
Puis hier soir, jeudi 7 novembre, l’artiste est sorti du silence pour assurer qu’il n’avait pas de quoi s’inquiéter. En effet, dans un communiqué partagé sur ses réseaux sociaux, il s’est directement adressé à ses fans. "Alors la Team, J’espère que vous ça va ?", a-t-il commencé par écrire avec plein d’entrain. Et d’enchaîner : "Bon voilà, depuis plusieurs semaines, un certain nombre d’organes de presse se sont fait le relai d’accusation graves. Certains détails importants d’une affaire en cours viennent d’être révélés. Depuis le départ, j’ai fait le choix de ne jamais communiquer sur les affaires en cours, et ce, afin de préserver l’intégrité et la sérénité des procédures".
Il a rappelé une nouvelle fois qu’il "conteste, depuis le départ, l’ensemble des accusations" dont il fait l’objet. "Évidemment, je reste présumé innocent, aucune décision de condamnation n’étant intervenue jusqu’à présent. Déterminé à démontrer mon innocence, je continuerai à me tenir à l’entière disposition de l’autorité judiciaire", a ensuite assuré Naps. Et de poursuivre ainsi, pas le moins du monde inquiété : "Et sachez une chose, c’est que je suis TARPIN SEREIN !!". Le chanteur a conclu en précisant qu’il était "concentré" sur son nouvel album et que "ça enregistre fort".
Naps reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu’à clôture du dossier.