Un moment d’une grande intensité. Ce lundi 22 mai 2023, le numéro inédit de Ça commence aujourd’hui était consacré au thème "Très jeunes, elles ont eu une liaison avec une star". Parmi les témoins, une femme a raconté avoir eu une relation avec Claude François alors qu’elle était encore adolescente. Son récit de leur premier rapport sexuel était très clairement, et dès le départ celui d’une agression. Le chanteur l’aurait même "enfermée à clé" alors qu’elle souhaitait "partir" et n’avait aucune attirance pour lui, l’ayant rencontré totalement par hasard à plusieurs reprises en tant que danseuse. Mais, délaissée par ses parents – ce que Claude François n’ignorait pas -, elle s’étonnait qu’un homme aussi puissant s’intéresse à elle. Malgré une longue conversation à ce sujet avec Nathalie Rheims et Faustine Bollaert qui étaient choquées d’apprendre ce qui lui était arrivé, Christine refusait de qualifier ce dernier de "viol". "Je n’emploie pas ce mot-là. On va dire que la première relation était sans consentement", a-t-elle déclaré, se trouvant incapable de dire du mal du chanteur.
"Pourquoi c’est si difficile de le dire ? Vous avez peur qu’on ne vous croit pas ? Moi, je vous crois. Mais je vous crois de tout mon coeur !", a réagi Faustine Bollaert, soutenue par les autres femmes sur le plateau. "Vous savez… On reçoit beaucoup de jeunes femmes sur ce plateau qui viennent nous raconter, à Natacha (la psychologue, ndlr) et moi, ce que vous venez de nous dire : ‘Je n’ai pas pu être violée parce que je n’ai pas crié. Parce que je n’ai pas dit non. Parce que lui, un homme aussi bien, ne peut pas avoir commis ça’. Nous, sur ce plateau, avec Natacha, nous n’avons de cesse de regarder nos invités et de dire : ‘Si ! Si vous n’avez pas donné votre consentement, vous avez été violée !’", a poursuivi l’animatrice, qui avait d’abord présenté ce témoignage comme une histoire d’amour, ne se doutant pas de la nature toute autre de cette relation.
"Mais pourquoi j’ai continué après à le voir ?", a demandé l’invitée. La psychologue l’a ainsi éclairée : "À cause de l’emprise ! Faustine a raison ! Quand il n’y a pas eu de consentement, ça s’appelle un viol ! Peu importe qui c’est !". Faustine Bollaert a ensuite conclu avec un discours poignant et s’est adressée à ses téléspectatrices et téléspectateurs : "Moi, en tant que femme ici sur ce plateau, au-delà de Claude François ou n’importe qui, je ne peux pas vous entendre dire ça sans m’insurger et avoir l’envie d’embrasser la femme qui est là et que vous représentez ! C’est important pour tous les jeunes qui nous regardent ! Quand on ne donne pas son consentement, on est enfermée à clé, on vient vous rechercher, c’est un viol ! Je sais que pour vous c’est difficile, là je le dis pour ceux qui nous regardent. Mon coeur de femme est tellement près du vôtre. Mais je suis en colère pour ceux qui vont nous regarder et qui vont se dire : ‘Ah, moi non plus peut-être que c’était pas un viol’. Si ! C’est un viol ! On dit ‘non’, c’est un viol. On ne dit pas ‘oui’, c’est un viol. On vous enferme, c’est un viol". Des mots qui ont fait beaucoup de "bien" à son interlocutrice Christine, et probablement à de nombreuses personnes devant leur écran.
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Hugo Mallais