Patrick Bruel est de retour dans les bacs depuis quelques semaines. L’acteur et chanteur a sorti le 18 novembre dernier un 11e album studio baptisé Encore une fois. Parmi les titres présents sur ce nouvel opus figure "La chance de pas…", une chanson dans laquelle il évoque la drogue. "Tu glisses entre les rails, je te jure que tu n’iras nulle part/Pour ce voyage infernal ce ne sont rien que de faux départs/Arrête de dire que tu gères, que c’est juste de temps en temps/Pour sortir de l’enfer tu fous les deux pieds dedans/Tire-toi de là, bouge un peu/Ces gens-là pour des amis on peut faire mieux", entonne-t-il ainsi.
Invité lundi d’En aparté sur Canal +, Patrick Bruel a fait quelques confidences sur cette chanson et sa genèse. "Je ne juge pas, c’est juste une main tendue. Je ne juge pas parce que je ne suis pas mieux, j’ai juste eu la chance de pas (…) Parce que sans doute la famille, la bande de copains, cette fameuse bande de Place des grands hommes. C’était une bande très solide qui rattrapait par la main celui qui pouvait éventuellement avoir un problème ou glisser", a-t-il avoué.
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Revenant sur la drogue qui circule dans les milieux qu’il fréquente, il confirme ne jamais avoir consommé lui-même. "Je n’ai pas eu à résister. J’ai eu la chance de ne pas avoir même à résister et pourtant Dieu sait si la drogue était partout, que ce soit au lycée, en fac, que ce soit dans les voyages, dans les soirées, dans tous les milieux que j’ai pu fréquenter, que ce soit le nôtre ou que ce soit tous les autres milieux, parce que personne n’y fait exception".
Patrick Bruel a profité de cette émission pour raconter sa rencontre en 1990 avec une artiste qu’il admirait, Barbara. "Je restais planqué dans la salle, je ne voulais pas [Un jour], le producteur de Barbara me dit « Cette fois, ça suffit, elle t’attend, elle est là, elle sait que tu es là. Si tu ne viens pas, elle se vexe »", s’est-il souvenu en expliquant avoir eu peur de rencontrer une star qu’il mettait "sur un tel piédestal". "La porte s’est ouverte et Barbara a fait : « Enfin, vous ne pouviez pas me fuir plus longtemps »."
Clara Kolodny