Un véritable raz-de-marée. En 1998, Luc Plamondon et Richard Cocciante montent la comédie-musicale Notre-Dame de Paris et misent sur de nombreux artistes pour interpréter les différents personnages. Hélène Ségara tient le rôle d’Esmeralda, Patrick Fiori celui de Phœbus, Julie Zenatti joue Fleur-de-lys tandis que Garou est choisi pour entrer dans le costume de Quasimodo. La comédie-musicale est un succès total, notamment grâce à des chansons qui ont su séduire le public comme Belle, Le temps des cathédrales ou Tu vas me détruire.
À lire également
Interrogé par nos confrères du Parisien, à l’occasion de la sortie de son album hommage à Joe Dassin, Garou s’est confié sur le succès fulgurant du spectacle. En quelques mois, le chanteur québécois est devenu une véritable star aux yeux du public francophones, un statut pas toujours à évident à gérer. "Dans Notre-Dame, je jouais sur scène Quasimodo, qui cherche à être aimé et, certains soirs, ça hurlait ‘Garouuu’. On ne voyait plus le personnage que j’interprétais. Ça a été un traumatisme dès le départ, la starification. Je préfère avoir une conversation avec les gens", explique-t-il. Face à cette notoriété XXL, Garou a fait un choix assumé : ne pas faire en sorte de rester à tout prix au sommet.
À lire également
"J’ai commencé avec le triomphe de Notre-Dame. Comme si on m’avait déposé directement en haut d’une montagne en hélicoptère. Je vois beaucoup d’artistes qui cherchent à rester en haut coûte que coûte. Moi, j’ai choisi de descendre à ski, pour voir ce qui se passe autour de moi. Et en bas, il y a le chalet ou le tire-fesses pour remonter. Personnellement, je préfère boire un coup au chalet", confie l’artiste. Encore aujourd’hui, Garou se retrouve dans des situations qu’il n’apprécie pas spécialement. "Je n’aime pas ce genre de demandes : ‘Ma grand-mère vous adore, on peut faire une photo, avoir un autographe ?’. Je n’ai jamais été à l’aise avec ça", ajoute-t-il.
Aurélien Gaucher