« J’ai pris mon pied » : Amaury Vassili revient sur son formidable parcours dans Mask Singer

Publié le 12 octobre 2022 à 12:46
Capture TF1
Après sa brillante victoire hier soir dans son costume de tortue lors de la saison 4 de Mask Singer, Amaury Vassili s'est confié à nous pour revenir sur cette expérience unique.

Aviez-vous déjà été approché pour participer à Mask Singer?

Non, c’était la première fois. J’avais été sollicité par d’autres émissions mais je n’avais pas trouvé le lien. La dernière émission que j’avais faite dans le genre, c’était en 2013 pour Un air de star sur M6 et il était déjà question de se déguiser, de se grimer en d’autres vedettes. J’étais arrivé en finale, j’avais perdu contre Valérie Bègue, la fameuse banane et finaliste de la saison 3 de Mask Singer.

Vous aviez déjà regardé cette émission les saisons précédentes ?

Oui je savais que c’était un programme sain qui défend des valeurs de joie de vivre, de plaisir, de fun, de simplicité, de légèreté. De nos jours, les choses positives, on peut les compter sur les doigts de deux mains… Pour les enfants, c’est un programme magique, ça permet aussi que les familles passent du temps ensemble.

Pourquoi avoir choisi ce personnage de tortue ?

Mon petit garçon est né le 25 juin. Etant gémeaux, j’aurais souhaité qu’il soit du même signe. Malheureusement, le 25 juin, c’est le signe du cancer. Je n’aime pas ce nom de "cancer", ça représente trop de choses négatives dans mon esprit. Et alors que j’étais en famille, j’ai dit à sa belle-soeur : "Il sera tortue". C’était un mois après sa naissance, il n’était alors pas question de Mask Singer. Et quand on m’a contacté pour faire l’émission, je me suis dit : ‘si ils ont une tortue, je fonce!’ La directrice artistique m’en a montré une dans le catalogue, maori qui plus est ! Mon frère a vécu à Tahiti, mes nièces sont, comme moi, de grandes fans de Vaiana. Tout ces symboles ont validé ma participation et ce choix de personnage.

Des proches étaient dans la confidence ?

Personne à part ma compagne. Quand il y a des règles, je veux les suivre. J’adore les jeux de société, je prends toujours un certain temps à lire la notice. Quand on me déguisait de contacter les gens en glissant un papier sous la porte de la loge, je le faisais ! Des amis artistes m’ont écrit sur les réseaux sociaux dès le premier prime, je bottais en touche, je faisais celui qui ne comprenait pas trop ce qui se passait !

Cette tortue avait une énergie débordante sur scène, à quoi carburait-elle ?

Quand les gens de la production m’ont demandé ce que je voulais dans ma loge, j’ai eu une exigence luxueuse : je voulais du "Cacolac". Ça me ramenait à l’enfance, j’enfilais mon costume et j’allais m’éclater et rigoler sur scène. Me glisser dans la peau de cette tortue, c’était entrer dans un autre monde. Je voulais camper une tortue arrivant d’un océan lointain. C’était aussi une autre manière de faire le show car cette tortue est unique. Je voulais qu’on oublie même qui était à l’intérieur. Je souhaitais faire passer des émotions et qu’elle donne du plaisir. 

Cela n’a-t-il pas été trop compliqué de se mouvoir sous ce costume lourd et imposant ?

Je transpirais énormément. J’aime repousser les limites, me tester, pousser mon corps dans ses retranchements. C’est pour ça que je suis allé monter sur un mont à 4000 mètres faire une randonnée. Je ne suis pas un colosse mais j’ai l’habitude de porter des sacs à dos de 30 ou 40 kilos. Il y a eu un moment chaud dans la compétition, c’était sur Beat It. À la fin, j’essayais vraiment de reprendre mon souffle. Certains ont même fait des malaises dans l’émission. C’était surtout le fait d’être enfermé dans ce masque et cette chaleur qui ont rendu l’exercice délicat. Mais je suis assez fier, je trouve que j’ai le plus beau costume de la saison !

Cela a dû être une grosse satisfaction de perdre autant les enquêteurs…

Entre les Anthony Kavanagh, Vincent Lagaf et tous ces autres noms, j’ai pris mon pied. J’ai même entendu du "Julien Lepers", ça m’a fait plier de rire. Ils étaient tellement paumés et en désespoir qu’ils donnaient des noms très très loin. J’ai bien géré mon coup. Quand j’entendais les enquêteurs partir sur des humoristes, je savais que je faisais du bon travail en tortue car cette énergie, le fait de sauter dans tous les sens, les orientait vers quelqu’un qui amusait le public. Je n’ai aucune frustration de ne pas avoir été vu comme un chanteur car je n’étais pas Amaury Vassili, j’étais la tortue. Pour révéler un scoop, j’avais même demandé à la production de ne pas me démasquer du tout à la fin ! (Rires)

Vous n’avez pas songé à chanter un titre lyrique au cours de ce parcours ?

Eh non, car la tortue ce n’est pas Amaury Vassili, c’est la tortue ! C’est un peu barré psychologiquement mais il ne faut pas mélanger les deux. Elle était là pour donner du "love", il n’y avait pas de données de carrière pour elle.

Quelle a été selon vous votre meilleure prestation?

Je dirais Corps de Yseult parce que la mise en scène était vraiment magnifique. C’était la 2e émission et c’est la première fois que je proposais quelque chose: démarrer sur le sol comme une tortue. C’est peut-être à ce moment précis que le public a vu que c’était une vraie tortue en train de chanter ! Et j’ai la prétention de dire que j’ai fait une danse de "tortue contemporaine" sur cette chanson. (Rires)

Et justement, une future participation à Danse avec les stars pourrait être envisageable ?

Pour la tortue, pourquoi pas ! Elle aimerait bien se frotter à Chris Marques (Rires). En vrai, Danse avec les stars me fait peur. Ça pourrait être un challenge intéressant mais on est dans tellement autre chose que ça demande réflexion. Je ne suis pas du tout un danseur en herbe mais il ne faut jamais dire jamais !

Vous sortez un album best-of qui comprend des prestations de Mask Singer

Sur ce best-of Une voix et des chansons, j’ai décidé d’ajouter cinq titres de l’aventure : Corps, Si seulement je pouvais lui manquer, Hello, Writing on the wall et Titanium. J’ai fait appel à un orchestre symphonique. Je voulais garder ce qu’est mon répertoire d’origine tout en ajoutant quelques titres forts qui ont marqué cette expérience unique et merveilleuse.

Propos recueillis par Thibaut Lescuyer

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