Sa parole est toujours très attendue. Alors qu’elle se fait extrêmement rare dans les médias depuis qu’elle a quitté la scène en 2010, Diam’s a accepté de parler. A l’occasion de la sortie du documentaire "Salam", qui raconte son parcours, l’ancienne rappeuse de 41 ans s’est livrée dans une grande interview au Parisien, sans éluder aucun sujet. L’artiste est notamment revenue sur la période où elle a été touchée par la dépression. "J’ai été folle. J’ai perdu la raison. J’ai été shootée par des médicaments qui m’éteignaient puis me désinhibaient" a expliqué Diam’s en préambule. "J’ai l’impression de revenir de la mort. J’aurais dû être morte. Généralement, les artistes ne sont plus là pour nous raconter pourquoi ils sont tombés dans les addictions, comme Amy Winehouse, pourquoi ils se sont tiré une balle dans la tête, comme Kurt Cobain. Si je n’avais pas ouvert le Coran un soir sur une plage de l’île Maurice et trouvé un sens à ma vie, je pense que je me serais vraiment foutue en l’air" a poursuivi l’ex-rappeuse.
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Si l’Islam a redonné un sens à sa vie, Diam’s a toutefois compris que la parution de photos d’elle voilée, en 2008 dans Paris Match, a pu choquer certains. "Les gens n’avaient qu’une version de l’histoire. À ce moment-là, on leur dit elle a pété les plombs, elle est un mauvais exemple, elle va faire du tort aux jeunes filles de banlieue. Avant cela, on me disait : tu es une figure féministe, tu es un modèle. Mais je n’ai jamais voulu ça. J’étais juste venue raconter ma vie en musique. Je n’étais pas animée par des combats. Il n’y a pas longtemps, une dame m’a dit un peu agacée : Tu m’appartenais, tu étais ma chanteuse, ça ne se fait pas ce que tu as fait. Quand on me dit des trucs comme ça, j’ai envie de répondre : Vous n’étiez pas là, vous ne savez pas ce que j’ai vécu", a conclu l’interprète de "La Boulette". Le documentaire "Salam" sortira pour deux jours les 1 et 2 juillet, au cinéma, avant d’être disponible sur BrutX à la rentrée.
L.C