« Il a posé ses mains sur moi de façon soudaine et complètement inappropriée » : En colère, Jeanne Mas dénonce la mésaventure dont elle fut victime

Publié le 3 juillet 2023 à 13:22
Vim/ABACA
À l'occasion d'un entretien accordé à Télé Star pour la sortie de son nouvel album, Jeanne Mas s'est livrée sur son combat pour le droit des femmes, elle qui dénonce les violences depuis le début de sa carrière.

Jeanne Mas est de retour dans les bacs. Au mois de mai dernier, l’artiste aujourd’hui âgée de 65 ans a sorti un nouvel album intitulé Phosphore #2. Un véritable accomplissement pour la chanteuse, lassée d’être toujours réduite à parler de ses tubes des années 80 comme Toute première fois ou En rouge et noir, comme elle le confie dans Télé Star : "Depuis la fin des années 80, on me poussait à refaire les années 80. On attendait de moi des Johnny, Johnny alors qu’intimement, j’étais devenue quelqu’un d’autre. Il m’a fallu du temps pour m’imposer. Je me suis séparée de mon compositeur historique et j’ai sorti en 2019 un album complètement rock. Cette libération a eu un coût et en a toujours un : les radios, qui adoraient passer tous mes tubes jusque-là, m’ont lâchée. Aujourd’hui, quand on m’invite dans les médias, c’est pour parler des années 80, pas de l’artiste que je suis. Ça me fait de la peine, je dois le dire."

Au cours de sa carrière, Jeanne Mas s’est aussi distinguée avec des titres engagés, comme le morceau Sauvez-moi sorti en 1986 où elle dénonçait les violences conjugales. Un combat qui tient toujours à cœur à la native d’Alicante en Espagne : "Dans ces années-là, les femmes pouvaient être réduites à ‘sois belle et tais-toi’ sans que cela ne choque personne. Des hommes pouvaient se sentir légitimes à exercer de la violence contre les femmes qui sortaient de ce rôle de femme-objet. C’est ce que je dénonçais, bien avant #MeToo, dans cette chanson qui pouvait sembler frivole. J’ai aussi chanter J’accuse pour dénoncer le viol. Et aujourd’hui, le sujet est toujours là ! Les femmes n’ont toujours pas tous les droits sur leur corps. Regardez ce qui se passe aux États-Unis : des hommes, parce qu’ils sont juges, ont décidé que des femmes ne pourraient plus avorter. C’est hallucinant !"

Une lutte que mène Jeanne Mas également dans son quotidien, comme elle le raconte à travers une mésaventure vécue dernièrement avec un homme : "Je crois que nous les femmes devons arrêter de prendre sur nous. Moi la première. Je vais vous donner un exemple : hier, chez le pépiniériste, un vendeur déjà d’un certain âge a posé ses mains sur moi de façon soudaine et complètement inappropriée. Ma réaction a été de tout lâcher et de partir, parce que je me sentais choquée et humiliée. Au volant de ma voiture, je me disais ‘passe à autre chose’. Et puis d’un coup, je me suis dit ‘non’. Partir sans intervenir, c’est subir par peur. Alors j’ai fait demi-tour et je suis allée dénoncer les faits au manager."

N.O

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